Actualité 2014-15

L’avant-match Super Bowl 49 en X’s et O’s

Vegas n’a même pas été capable de choisir son favori, ce qui n’arrive au maximum qu’une dizaine de fois par année sur les 267 parties de la NFL. Je n’ai pas vérifié mais je croirais si c’était la première fois au Superbowl. Un sondage de ESPN stats and info hier plaçait les choix du public à 50% de chaque bord. Notre propre sondage sur www.leblitznfl.com, un peu biaisé par la géographie Québécoise, est à 54% Patriots 46% Seahawks. Bref, il n’y a pas de favori, et les deux équipes peuvent vraiment gagner ce match, et comme je m’attends à un match à bas pointage, un ou deux jeux pourraient faire la différence.

Vous pouvez consulter l’analyse de ce match sous un regard statistique de mon collègue Guillaume, moi je m’attarde plus aux X’s et O’s et duels individuels et collectifs dans ce match. Et non, je ne parle pas juste de qui va gagner entre la sauce buffalo de mes ailes de poulet et le pot de crème sure qui sera juste à côté de mon assiette?

Voici les duels qui vont décider ce match :

Quand les Patriots ont le ballon :

Patriots-glovesLes Seahawks ont depuis quelques années la meilleure défensive qu’on a vu depuis les Ravens du début des années 2000. La commande ne sera pas facile pour les Pats. Est-ce qu’ils sont aussi forts que l’an passé, aussi dominants que les grandes défensives de l’histoire? Je ne suis pas convaincu. Ils ont fini la saison avec une série de matches où ils ont été absolument dominants sur une base historique, mais contre une série d’équipes qui se cherchaient en attaque et plusieurs quarts qui n’ont pas d’affaire dans la NFL, une collection de Sean Hill et de Ryan Lindley que j’avais détaillé dans mon avant-match pour le match de chapionnat. En séries, Ils ont montré des signes de faiblesse face aux Panthers, surtout au sol. Ils ont bien résisté face aux Packers, qui possèdent probablement l’artillerie offensive la plus dominante de la ligue, mais n’ont pas été « dominants » comme les Ravens de 2000 et les Bears de 1985 l’avaient été pendant leurs ascension au Superbowl, ni même leur propre parcours l’an dernier. Bon, la barre est haute quand on mentionne ces équipes, mais gardons en tête qu’ils ne sont pas invincibles. C’est indéniable qu’ils ont le meilleur « back-7 » de la NFL, mais contrairement à l’an passé, leur DL montre des signes de ne plus être immortelle! Avec quelques départs pendant la saison morte (Red Bryant, Chris Clemons) et les blessures, surtout l’excellent Brandon Mebane, il leur manque 1) de la profondeur et 2) des gros bonhommes pour arrêter l’attaque au sol.

Alors même si on sait jamais quelle identité offensive les Patriots vont sortir d’une semaine à l’autre, surtout ayant eu deux semaines pour se préparer, je m’attends à voir la version qui s’appuie sur l’attaque au sol, et à une dose intense de LeGarrette Blount.

Quand Brady va reculer, il aura un autre as dans son sac. Les Seahawks ont une tertiaire physique et imposante. La seule faiblesse qu’ils ont montré cette année est face à de petits receveurs rapides, qui peuvent prendre avantage de CB’s plus gros et un peu moins mobiles. Julian Edelman et Danny Amendola vont être occuppés et devront créer de la séparation entre eux et les Sherman, Maxwell, Chancellor et compagnie.

Et le duel qui sera le plus fascinant, ce sera celui entre Gronkowski et l’intérieur de la D des Hawks : K.J. Wright, Bobby Wagner, Bruce Irvin, Kam Chancellor sont tous bons en couverture et auront chacun leur tour à tenter de l’arrêter. Ils ont fait du bon boulot face à Jimmy Graham et Greg Olson, mais Gronkowski, c’est un autre niveau de physicalité. Ce duel pourrait décider le match, sans un Gronkowski productif, il sera difficile pour les Pats de marquer beaucoup de points.

Quand les Seahawks ont le ballon :

Seahawks-glovesLe nom de Marshawn Lynch est sur toutes les lèvres, avec raison. Normalement Belichick s’affaire à éliminer ce qu’une offensive fait le mieux pour la forcer à le battre avec son 2e meilleur atout. Ce qu’ils font le mieux, c’est le read-option et le « inside zone », et défendre les deux demandera à la fois exige d’être capable de stopper Beast mode avec 7 joueurs seulement. S’il est capable de prendre le contrôle du match, la tactique défensive aura peu d’importance.

La principale préoccupation des Seahawks devrait être Vince Wolfork, lui qui devrait avoir l’avantage sur l’intérieur de leur OL , donc causer de la pénétration qui permettrait de frapper Lynch avant qu’il ne prenne son élan.

A part leur deux rencontres avec Ryan Tannehill, le hasard du calendrier a fait en sorte que les Pats n’ont pas vraiment affronté de QB’s mobiles cette année. Je suis sûr que Russell Wilson est encore plus vite en vrai que sur vidéo…l’adaptation pourrait être difficile. Mais ça veut aussi dire que Darrell Bevell et son équipe n’ont pas vu sur film comment les Pats défendent le read-option, et ne savent donc pas trop à quoi s’attendre. Je ne suis pas trop inquiet pour les Pats, eux qui sont toujours bien coachés, défendre le « read-option », ça prends 1) dde la discipline et 2) des LB’s mobiles, et les Patriots ont toujours eu le premier, et ont cette année plus du deuxième quae jamais auparavant.

Tactiquement, les Patriots ont aussi l’habitude d’utiliser Darrelle Revis pour éliminer le meilleur receveur des Seahawks. Ce n’est pas un gros avantage ici, je me demande s’ils vont vraiment affecter Revis à un receveur en particulier. Peut-être Doug Baldwin, peut-être Jermaine Kearse pour tenter d’éliminer la bombe de l’arsenal.

En fait, je m’attends à un changement de stratégie de la part des Pats. On verra plus de zone qu’à l’habitude. Ils sont l’équipe qui a joué le plus de homme-à-homme cette année, mais quand les demis ont le dos tourné, ils sont plus vulnérables à l’improvisation du QB qui court. Ça pourrait faire très mal face à Wilson, à moins d’avoir un joueur défensif qui a le rôle désigné d’être l’espion sur le quart des bleus. Ils ont les athlètes pour le faire (Hightower, Collins, Chung, etc…), cette stratégie peut être utile à la fois contre l’improvisation que contre le read-option, alors on le verra beaucoup. Donc quand ce sera homme-à-homme, on verra du « Cover-1 Spy » comme on dit. Ça laisse une solide tertiaire en homme-à-homme avec le groupe de receveurs des Seahawks et un seul S en profondeur pour les assister. Même si les Seahawks n’ont pas l’attaque aérienne pour monter le terrain par la passe, il y a une chose qu’on a confirmé autant contre les Panthers qu’en supplémentaire la semaine passée, c’est que ce que Wilson exécute le mieux comme passeur, c’est la bombe. Trop d’attention accordée au jeu au sol et « boom », il vous en passe une par dessus la tête directement dans les mains de son receveur.

Alors si on garde un espion et quelqu’un en profondeur pour garder contre la bombe, ça sous-entend peu de blitzes. Faudra que Chandler Jones et Rob Ninkovich mettent de la pression sans assistance.

Facteurs intangibles qui pourraient décider ce match :

Carroll-BelichickD’abord, les Patriots ont plus de momentum, après avoir dominé les Colts et connu une deuxième moitié de saison presque parfaite face à plusieurs adversaires de qualité. Les Seahawks ont eu beau faire un retour miraculeux contre les Packers, il reste qu’ils ont joué 55 minutes de football atroce en attaque et à peine bon en défense, et qu’ils ont eu besoin de beaucoup de chance et de plusieurs crampes au cerveau de leurs adversaires pour se rendre au Superbowl. Un botté court recouvré par les Packers, et la une des journaux, c’est « Wilson donne le match avec ses interceptions» ou quelque chose comme ça.

Ensuite, je pense que « deflategate » va jouer en faveur des Patriots. On l’a vu dans l’attitude de Robert Kraft et de Bill Belichick cette semaine, et ça se répercute chez leurs fans et même les membres des médias locaux (qui sont supposés être objectifs) : l’ensemble du « Patriot Nation » se présente à ce match comme un animal blessé, insulté et enragé, attaqué là où ça fait mal. Je ne doute pas du tout de la force mentale de cette équipe, qui jouera avec une hargne supplémentaire. Rappelez-vous après le Spygate, ils prenaient un vilain plaisir à lancer des longues passes avec des avances de 28 points au 4e quart.

Dans un duel aussi égal, c’est le genre de petites choses qui pourraient faire la différence.

Maintenant qu’on a établi ce que chaque équipe doit faire pour gagner, allez-donc voir qui gagne le match, selon le confrère Simon Bussières

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