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Actualité 2015-16

Le Super Bowl 50 disséqué en X’s et O’s

Quel contraste ce match. Les « new kids on the block » de la Caroline, vs les vétérans des Broncos, humiliés au Super Bowl il y a 2 ans. L’exhubérance des Panthers, qui semblent plus grands que nature. Le professionalisme des Broncos.

Les Panthers, une attaque explosive mais avec une seule vedette.  Une défense spectaculaire avec de grands joueurs, mais avec des trous qui parfois ouvrent toute grande la porte à un festival de point s. Des coaches moins connus, mais qui ont pourtant des feuilles de route bien remplies.

Les Broncos, une défensive complète, athlétique et sans faiblesse apparente. Une attaque pour laquelle tout semble laborieux mais qui finît quand même par livrer des résultats. De nouveaux entraîneurs, mais qui roulent leur bosses depuis très longtemps dans cette ligue.

Alors regardons un peu à quoi on peut s’attendre dans ce match, et quels duels vont en décider l’issue.

Quand les Panthers ont le ballon :

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Le côté du ballon qui représente la force de chacune des équipes. La défensive des Broncos a complètement pris le contrôle du match contre Brady et compagnie la semaine passée. Ils ont fini par fléchir à la fin du match quand leurs deux maraudeurs blessés ont fait en sorte qu’ils ne pouvaient plus jouer en « big dime » (une formation avec 4 DL/OLB, 1 LB, 3 CB et 3 S), le personnel qu’ils ont utilisé pendant tout le match. Quand ils ont été forcés de jouer en Nickel (2 S, 2 LB), on a vu Brady s’attaquer constamment à Brandon Marshall et à Danny Trevathan. Ils s’en sont bien tirés malgré tout (ce sont deux excellents LB’s en couverture). Et même avec ce handicap, il a fallu deux conversions sur 4e essai, et ces deux conversions ont été possibles par des jeux extraordinaires de Brady pour transformer des sacks en passes incomplètes sur les jeux précédents. Bref, cette défensive a  dominé toute l’année et l’a encore fait la semaine dernière contre une attaque difficile à stopper.

Mais je ne crois pas qu’ils aient eu à affronter quoi que ce soit qui ressemble aux Panthers. Ils ne peuvent pas être plus différents des Patriots. Ce match ne se jouera pas en « big dime » face à du personnel « 11 » (1RB, 1TE, donc 3WR). Il se jouera contre le «21 » ou même le « 22 » des Panthers. Von Miller, DeMarcus Ware et leurs amis ne s’attaqueront pas à une cible immobile, un Brady qui est presque toujours au même endroit, et une attaque relativement prévisible qui lance le ballon 5x plus souvent qu’elle ne court. Au Superbowl, ils vont devoir contrer l’attaque au sol physique des Panthers, et se discipliner dans leur poursuite d’un Cam Newton qui n’h.site pas à sortir de la pochette.

Plus spécifiquement, leur jeu de « read-option » et de « inverted veer » seront en évidence. C’est une excellente façon de neutraliser un joueur comme Miller (ou Wolfe, Jackson et Ware, qui ont été tout aussi dominants la semaine passée): dans ces jeux, on ne bloque simplement pas un joueur. On le place en position où il doit faire un choix, et on envoie le ballon dans la direction qu’il n’a pas choisi. Donc qu’il soit bon ou non ne change pas grand-chose. La plus grande force de Von Miller, c’est la rapidité de son premier pas, qui est extraordinaire. Mais s’il hésite pour ne pas être pris hors position contre l’option, cela neutralise son meilleur atout. Faudra que ça marche, car sans ça, Miller et Ware vont  manger tout rond les OT des Panthers, qui ne sont pas meilleurs que ceux des Pats et des Steelers. À l’intérieur, on verra tout un duel entre Malik Jackson, Derek Wolfe et quelques confrères chez les Broncos face à Ryan Khalil et un duo de OG sous-évalués.

Read-option (source : smartfootball.com)

Read-Option

Inverted veer (source : smartfootball.com)

inverted-veer

À ces jeux, j’ajoute les jeux renversés et à contre-courant. On en verra beaucoup, en plus du traditionnel QB Power (que seul les Panthers utilisent dans la NFL ou presque), en début de match, et si les Panthers réussissent à l’implanter, ils auront gagné la première manche.

La suite, sera la feinte de course suivie d’une passe (« play-action »). Avant la dernière séquence, les hommes de Wade Phillips ont limité Gronk et on pourrait penser la même chose de Greg Olsen. Mais les Broncos n’avaient pas à se méfier de la course. C’était la même chose face aux Steelers la semaine précédente. Donc Olsen aura peut-être moins d’attention que Gronk en a eu. C’est assez évident que la tertiaire des Broncos est beaucoup plus talentueuse que le groupe de WR des Panthers. Ces derniers auront l’avantage d’être souvent isolés un contre un, sans que le CB n’ait d’aide des maraudeurs, puisque ceux-ci seront concentrés sur Olsen et l’attaque au sol. On verra s’ils peuvent capitaliser. D’ailleurs, ce qu’on oublie souvent, c’est que le progrès des Panthers cette année est directement reliée à la progression significative de Newton comme passeur pur. Il est, dans cette facette de son jeu, sous-estimé.

Enfin, les Broncos ont fait leur marque cette année en jouant beaucoup de couverture homme-à-homme. Contre un quart mobile, c’est très dangereux puisque s’il se met à courir, les joueurs défensifs ont le dos tourné. On verra peut-être les Broncos utiliser du homme-à-homme mais en « cover-1 » avec 4 joueurs en poursuite, 5 joueurs en homme-à-homme, un maraudeur, ce qui laisse un joueur défensif pour espionner Newton.

En terminant, je n’ai pas de données pour appuyer mes dires, mais j’ai l’impression que les coaches défensifs de la vielle école ont traditionnellement moins de succès contre l’attaque d’option. On a qu’à penser aux insuccès de Dom Capers face à Colin Kaepernick…

Duel clé : le jeu d’option des Panthers face au front-7 des Broncos.

Quand les Broncos ont le ballon :

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D’abord, disons que l’avantage intellectuel de Manning incontestable, et le fait qu’ils ont eu deux semaines pour se préparer, aura moins d’impact dans ce match que dans bien d’autres. Contrairement à certaines autres bonnes équipes que les Broncos ont vaicnu comme  les Patriots, Steelers, Packers , les Panthers n’essaient pas de vous confondre en défense. À l’image des Seahawks, ils jouent souvent la même couverture (beaucoup de cover-3), « déguisent » peu leur stratégie, mais ils exécutent bien.

Les Panthers ont un autre gros avantage physique dans ce match, c’est leur DL contre la OL des Broncos. Les premiers sont un groupe de joueurs talentueux (menés par Kawann Short mais sans dénigrer Lotulelei et Johson) accompagnés par des joueur de rôle drôlement efficaces comme Jared Allen, Dwan Edwards et Mario Addison. Leurs adversaires seront dépassés sur le plan athlétique : outre leurs deux gardes, les OL des Broncos sont des joueurs limités n’ayant pas vraiment leur place dans une équipe de premier plan, ou peut-être même comme partants dans la NFL.

Ce ne sera donc pas facile pour les Broncos de raccourcir le match en contrôlant le jeu par l’attaque au sol. Mais il faudra qu’ils y parviennent s’ils veulent garder la défense des Panthers honnête.

Par la passe, eh bien en Caroline on compte sur l’excellent CB Josh Norman, capable de sortir un receveur #1 du match. On s’attarde à Demaryius Thomas ou à Emmanuel Sanders? Bonne question. Peu importe en fait, car comme les autres CB’s sont mauvais, le duel à l’avantage des Broncos est celui-parmi-Sanders-ou-Thomas-qui-n’est-pas-couvert-par-Norman  et l’autre CB des Panthers. Peyton risque de faire comme Russell Wilson l’a fait il y a deux semaines (et tous les autres adversaires des Panthers depuis 5-6 semaines), et systématiquement lancer le ballon en direction de Cortland Finnegan ou Robert McClain, deux gars qui conduisaient des taxis (j’exagère!) il a quelques semaines.

Les Panthers peuvent masquer ces deux faiblesses en leur donnant l’aide de leurs maraudeurs sous-évalués, ce qui sera possible 1) s’ils sont confiants de stopper le jeu au sol avec seulement leur front 7 donc sans devoir « monter » un maraudeur près de la ligne de mêlée ou 2) s’ils prennent une solide avance et ne se doivent plus de respecter la course.

Ce ne sera pas si facile pour Manning de profiter de cette lacune. Avec l’âge et la déconfiture de sa balle rapide, il se doit de lancer plus souvent qu’autrement des passes dans les zones intermédiaires, au centre du terrain, et ce sont les espaces couverts par Luke Kuechly et ses comparses, le vétéran Thomas Davis et la recrue Shaq Thompson, tous les trois parmi les LB’s les plus rapides et habiles en couverture de la NFL. Les fenêtres seront petites et se refermeront rapidement. Le salut des Broncos viendra probablement d’un ou deux gros jeux sur le « play-action », et il faudra aussi probablement que Sanders ou Thomas brise un plaqué pour qu’une passe de 12 verges devienne 52.

Duel clé : Emmanuel Sanders et Demaryius Thomas contre Cortland Finnegan et Robert McClain.

Unités spéciales et facteurs intangibles :

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Pas de gros avantage aux botteurs d’un côté ou de l’autre. La grosse différence, c’est Ted Ginn Jr comme retourneur, même s’il a été tranquille cette année, il est plus dangereux que n’importe qui que les Broncos peuvent utiliser dans cette facette du jeu.

Évidemment c’est un site neutre donc pas d’avantage du terrain via le bruit (qui a grandement aidé Ware et Miller la semaine passée) ou l’altitude (pour les Broncos, qui ont un net avantage à la maison).

En lisant tout ce que j’ai écrit jusqu’à maintenant, vous savez que je vois un net avantage pour les Panthers. C’est leur match à gagner, ce qui veut dire qu’eux seulement peuvent le perdre. On verra leur niveau de maturité. C’est beau d’être « loose », mais il faut quand même garder le focus, le club qu’ils affrontent est un groupe de professionnels qui sera prêt pour le match. Ron Rivera  a vécu une situation semblable comme joueur avec les Bears de ‘85, mais leur adversaire de l’époque (les Pats de Tony Eason) étaient loin d’être aussi solides que ces Broncos.

Enfin, on parle beaucoup de l’aspect sentimental des Broncos qui veulent gagner pour Manning. D’abord, je ne suis pas certain qu’il soit le meilleur leader et joueur d’équipe qui soit, donc que les gars vont se défoncer pour lui. Ensuite, du côté des Panthers, on compte sur des vétérans comme Jared Allen et surtout Thomas Davis, qui sont universellement respectés et qui en sont à leur première et probablement seule chance de tout gagner. Donc j’exclus ce facteur. L’expérience des Broncos est un atout, et oui, normalement dans un duel entre une grosse attaque et une grosse défense, c’est la grosse défense qui l’emporte, mais c’est simpliste quand on décortique les forces et faiblesses de ces unités, et on oublie que la D des Panthers n’est pas piquée des vers non plus. Je crois, pour toutes les raisons énumérées plus haut, que les Panthers, une équipe particulière et différente, sont un très mauvais « matchup » pour les Broncos, qui en auront plein les bras.

Sur ce, allez-y « mollow » sur les ailes de poulet et la Coors light, et profitez de ce dernier match avant 7 mois!

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