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Actualité 2016-17

Super Bowl 51 : analyse et observations

Comment mettre en mots le spectacle auquel nous avons eu droit au 51e Super Bowl? J’ai su qu’on assistait à un match historique lorsque j’ai dû changer complètement l’angle de mon article lors des six dernières minutes de la rencontre. Comme si Tom Brady et Bill Belichick avaient besoin de plus d’arguments pour cimenter leur héritage sur la NFL, ils ont remporté leur cinquième Super Bowl en remontant de l’arrière de 25 points en deuxième demie. Du même coup, les partisans des Patriots ont pu se régaler d’un moment attendu depuis si longtemps : voir un Roger Goodell humilié remettre le trophée Vince Lombardi au propriétaire Robert Kraft sous un ouragan de huées.

Mais comment les Patriots ont-ils réussi ce miracle? Après tout, les Falcons semblaient de loin supérieurs lors de la première demie, autant offensivement que défensivement. Voici tout ce que les Pats ont dû faire pour revenir :
– Convertir un 4e essai dans leur propre territoire
– Forcer un botté de dégagement alors que les Falcons étaient à la ligne de 32 des Pats
– Provoquer une échappée sur un sac de Dont’a Hightower
– Tirer profit du revirement et convertir la transformation de deux points
– Forcer un autre botté de dégagement, alors que les Falcons étaient la ligne de 22 des Pats!
– Réussir un attrapé aussi spectaculaire qu’improbable de David Tyree Julian Edelman
– Traverser 91 verges pour marquer un touché et convertir la deuxième transformation de deux points
– Remporter le pile ou face en prolongation

Juste ça.

Manque d’opportunisme et temps d’arrêts

Donnons le crédit aux Pats, mais soyons honnêtes : le manque d’expérience des Falcons dans une situation aussi importante leur a coûté la victoire. D’abord à deux reprises ils avaient le ballon dans le territoire des Pats (une fois au 32, une fois au 22) et le résultat fut identique. Un sac de Trey Flowers et une pénalité pour avoir retenu de Jake Matthews les enlèvent d’une position pour tenter le placement. La possession au 22 des Pats fut particulièrement cruelle, alors qu’il restait moins de cinq minutes au match et Julio Jones venait probablement de réaliser l’attrapé le plus important de sa carrière (du moins, l’on croyait).

Mais même une fois le match ramené à égalité les Falcons avaient le ballon et 52 secondes pour aller marquer. N’ayant pas prévu une remontée des Pats, Dan Quinn avait déjà utilisé ses trois temps d’arrêt, dont un pour une contestation échouée sur l’attrapé d’Edelman (suivant l’attrapé, les Pats ont couru pour remettre le ballon en jeu le plus vite possible; Quinn a probablement paniqué et lancé le mouchoir hâtivement). Le résultat : pas de séquence à l’attaque victorieuse pour les Falcons, une prolongation et ils ne touchèrent plus au ballon.

La force de caractère de Brady

Tom Brady remporte alors son quatrième titre de joueur par excellence du SB, mais en a arraché par moment. Constamment dérangé par la pression à quatre des Falcons, Brady a raté plusieurs de ses passes, et ce, même en deuxième demie. D’ailleurs, l’improbable attrapé d’Edelman est une interception échappée de Robert Alford. La force de caractère de Brady est toutefois sa principale qualité et le quart des Pats n’a jamais abandonné durant la rencontre. Il a mené son offensive à des points lors de leurs cinq dernières possessions, dont celle en prolongation où tout le monde savait que le résultat allait être un touché. Le porteur de ballon James White aurait également pu obtenir le titre de joueur par excellence du match, marquant trois des quatre touchés et se révélant la cible de confiance de Brady durant tout le match.

On ne saurait sous-estimer l’importance de l’attrapé d’Edelman. Les Patriots avaient l’habitude de subir ces attrapés (David Tyree, Mario Manningham, Jermaine Kearse) et les dieux du football ont décidé que c’était à leur tour de bénéficier d’un miracle — le genre de miracle qui vous amène à un championnat. Edelman avait d’ailleurs échappé quelques passes de Brady plus tôt dans le match. Je pense qu’il fut pardonné.

Je me doutais que l’offensive des Pats serait capable de revenir dans la rencontre. Ce que je n’aurais jamais cru par contre, c’est que la défensive des Pats trouve le moyen de neutraliser Matt Ryan. Les Falcons n’ont marqué aucun point à leurs quatre dernières possessions et la soi-disant faiblesse de l’unité de Matt Patricia, la pression sur les quarts adverses, s’est manifestée au moment idéal. Dont’a Hightower a probablement réalisé le jeu défensif le plus important du match (un deuxième jeu du genre pour lui, rappelez-vous le plaqué pour empêcher Marshawn Lynch de marquer lors du 49e Super Bowl) en provoquant une échappée au quatrième quart. Le pointage était de 28-12 à ce moment et les Patriots auraient tué pour un revirement. C’était le premier revirement des Falcons durant les séries! Autre fait d’armes de la défensive des Pats : ils ont « limité » Julio Jones à quatre attrapés. Je mets les parenthèses parce Jones a seulement été ciblé quatre fois et ses attrapés ont été spectaculaires.

Une première moitié de match dominée par les Falcons  

Si les Pats ont dû revenir de l’arrière, c’est que les Falcons ont joué du football de qualité lors des 37 premières minutes. Ce qui leur a vraiment mis le vent dans les voiles est l’échappée provoquée par Deion Jones sur LeGarrette Blount au début du deuxième quart. Ils en ont profité pour marquer deux touchés sur les deux séquences à l’attaque suivante, mélangeant passes précises de Matt Ryan et longues courses de Devonta Freeman. Leur défensive ne souffrait d’aucun complexe non plus. Grady Jarrett et la ligne défensive harcelaient Brady, le rendant tellement nerveux qu’il lança une interception retournée pour le touché par Robert Alford. Malheureusement pour eux, ils ont échoué à provoquer un gros jeu en seconde demie, alors que le seul botté de dégagement des Pats a été le résultat de passes échappées par Edelman et Chris Hogan.

Ryan a peut-être subi un mauvais sac ou deux, mais il a joué un bon match. Il a tenté trois fois moins de passe que Brady et les longues possessions des Pats (en plus du spectacle de la mi-temps) ont semblé enlevées du rythme à son attaque.

Enfin, d’avoir une prolongation au Super Bowl est exactement ce dont on avait besoin pour changer l’absurde règle qui empêche une équipe de toucher le ballon. Les Pats ont gagné le pile ou face, monté le terrain, marqué le touché et gagné le championnat sans même que l’offensive des Falcons ait la chance de niveler le pointage. On ne devrait pas laisser l’issue d’un match aussi important à la chance. Voilà.

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