FreshMail.com
FreshMail.com
Actualité 2016-17

Quoi penser de l’échange Browns-Osweiler?

À la surprise générale, ce ne sont pas les nombreuses signatures de joueurs autonomes hier qui retiennent l’attention, mais la conclusion de la saga Scot McCloughan à Washington et, surtout, l’étrange transaction entre les Browns et les Texans. Comme les contrats ne sont pas garantis dans la NFL, on a plus l’habitude de voir les joueurs libérés qu’échangés pour que quelqu’un d’autre assume leur contrat, mais ici il restait un an de garanties à Osweiler. Regardons le point de vue des deux équipes :

Du point de vue des Texans

S’ils gardaient Osweiler, ils lui devaient 16M$, garantis, en 2017, et il comptait pour 19M$ vs le plafond, soit 16M$ de salaire et 9M$ (la partie non-amortie de son boni de l’an dernier) divisé par 3 (il restait 2017, 2018 et 2019 au contrat). Ils n’avaient aucun engagement financier garanti envers lui en 2018 et 2019. Donc ils l’auraient coupé en fin de saison, absorbé 6M$ de « dead money » en 2018 et on en parle plus. Mais cela sous-entend qu’il reste avec l’équipe pour l’année, donc qu’il occupe une place sur l’alignement et qu’il demeure dans l’entourage de l’équipe, ce qui aurait été un peu étrange.

S’ils le libèrent, ils paient le 16M$, et en plus, le 9M$ se serait accéléré contre le plafond au complet, donc à un coût de 25M$ contre le plafond de 2017, ce qui n’aurait laissé aux Texans que 15M$ vs le plafond, bien peu considérant les recrues à signer, pour se trouver un autre QB.

La solution trouvée hier règle le problème : en échangeant Osweiler, ils ont absorbé le 9M$, mais libéré le 16M$, autant vs le plafond qu’en véritable sortie d’argent sonnant. La perte d’un choix de 2e ronde en 2018 est significative, mais ils ont quand même récupéré un 4e cette année. Je crois que si les Texans avaient eu plus d’espace sous le plafond ils n’auraient pas été prêts à payer cette compensation, et, inversement, s’ils en avaient eu moins, ça n’aurait pas valu la peine puisqu’ils n’auraient pas été plus capables d’embaucher quelqu’un de toutes façons. C’est donc un concours de circonstances assez unique.

Où les Texans iront à partir d’ici? On parle évidemment de Tony Romo. Ils ont quelques autres options : entrer dans l’enchère  Garoppolo (j’en doute, avec lui ils deviennent de sérieux adversaires aux Patriots, et ils n’ont pas l’arsenal de choix pour rivaliser avec une offre des Browns), Jay Cutler (ne riez pas, avec cette défense et ce groupe de receveurs, il pourrait faire  le travail), A.J. McCarron (est-il vraiment meilleur que Tom Savage? ou que Hoyer ne l’était en 2015?), Colin Kaepernick et Nick Foles. Ou une surprise du genre Kirk Cousins ou Andy Dalton.

Du point de vue des Browns

C’est ici que cela devient intéressant. Avant la journée d’hier, les les Browns avaient plus de 100M$ de disponibles vs le plafond salarial en 2017. Ils ont eu beau en dépenser pas mal (Zeitler, Bitonio, Britt, Tretter), reste qu’ils ont mordu la poussière auprès de plusieurs cibles pour la simple et bonne raison que plusieurs joueurs ne veulent pas jouer pour une équipe perdante et une organisation de 2e classe, dans un climat difficile et une ville terne. Donc, c’est difficile pour eux d’utiliser cet argent. Ensuite, même si 2017 est la première année du second cycle et qu’ils auront le temps de se rattraper, il y a quand même un minimum à dépenser par équipe pour une période de 5 ans. La transaction leur a, essentiellement, permis d’acheter un choix de 2e ronde pour 16M$. Les choix de 2e ronde valent de l’or en NFL. Une équipe devrait y trouver un joueur utile à sa première année qui deviendra un partant et offrir à son équipe au moins 3 saisons comme partant. Prenons par exemple la 2e ronde de 2014, au moins 15 de ces joueurs sont des partants établis dans la NFL, incluant Derek Carr, Allen Robinson, Jack Mewhort,  Stephon Tuitt, Joel Bitonio, Jordan Matthews et Davante Adams, pas mal tous des joueurs qui valent 10M$ et + par an sur le marché libre.  Plusieurs autres ont performé à la hauteur de joueurs autonomes signés hier (un partant médiocre comme Dion Sims coûte 6M$/an). Le choix de 2e ronde des Texans en 2016, Nick Martin, gagnera 4.8M$ pour 4 ans. C’est donc, si on compare à un joueur autonome à temps partiel la première année qui coûte 3M$ et ensuite un partant moyen à 6M$/an pendant 3 ans, cela équivaut à donc 21M$ pour 4 ans, une économie de 16.2M$. Étrangement, le 16M$ qu’ils se sont engagés à payer à Osweiler même s’il ne devait jamais jouer un jeu pour eux…  tout ça présume qu’ils font un bon choix (50% des chances, selon la moyenne de la ligue), et s’il y a 50% des chances de manquer leur coup, il y a quand même un 20-25% des chances de trouver une superstar qui vaut pas mal plus. Bon, il est probable que les Browns échangent ce choix un jour, justement pour « noyer » cette valeur plutôt qu’elle demeure identifiée à un joueur unique qui aurait la pression de valoir ce 16M$. L’avenir nous le dira. Mais je suis pas mal convaincu que c’est comme ça qu’ils ont réfléchi.

La transaction est peu orthodoxe et attirera l’attention, c’est certain. Les Browns ont pris le pari qu’ils allaient bien allouer cette ressource, ce qu’ils  ont très mal fait dans le passé. Mais comme toute nouveauté ou idée qui sort de la boîte, elle vaut la peine d’être réfléchie avant de critiquer.

Pour toutes les dernières transactions 2017, cliquez sur la bannière ci-dessous

Cliquer pour commentaire
En Haut

Abonnez-vous à notre Infolettre!

FreshMail.com
 

Abonnez-vous à notre Infolettre!

Toutes les nouvelles de la NFL dans votre boîte de réception courriel.

Cocher pour confirmer inscription (vous pourrez vous désabonner en tout temps).

FreshMail.com