Actualité 2017-18

Wild Card 2018 : Analyse et observations dans la Nationale

Tout comme dans l’AFC, ce sont les équipes d’une même division qui sont sorties gagnantes du weekend des Wild Card dans la NFC. Les Falcons ont réussi à limiter l’explosivité des Rams, tandis que les Saints ont eu chaud dans le meilleur match de ces séries contre les Panthers.

Les Falcons domptent les jeunes Rams

Le premier duel dans la NFC opposait la meilleure attaque de la NFL en 2017 à la meilleure attaque de la NFL en 2016. Si les Rams avaient pris l’ascendant dans la hiérarchie des pointeurs, c’est l’expérience des Falcons qui s’est avérée plus importante dans la victoire des visiteurs.

L’attaque de Matt Ryan marque peut-être 11 points de moins par match que l’an dernier, mais au moins, après un match de séries, on peut dire qu’elle a tiré des leçons de son récent revers au Super Bowl. Sans être spectaculaire, elle a été efficace, balancée, et surtout, elle a contrôlé le temps de possession.

Ce dernier point n’est pas à négliger. En tout, les Falcons auront eu le ballon durant 15 minutes et 10 secondes de plus que les Rams. La troupe de Sean McVay peinait à trouver son rythme en première demie et les Falcons ont sauté sur l’occasion. Profitant de quelques erreurs de leurs adversaires, ils ont entre autres maintenu le ballon pendant près de neuf minutes consécutives alors que Todd Gurley et Jared Goff rongeaient leur frein sur le banc.

Et finalement lorsque les Rams se dégênent, marquant 10 points tout juste avant l’entracte, les Falcons prennent le ballon pour amorcer la deuxième demie et le gardent pendant 8 minutes 15 secondes! Mais encore, l’attaque des Rams ne peut répliquer et redonnent le ballon aux Falcons après moins de deux minutes, si bien qu’en tout, les Rams auront 1 minute et 53 secondes de possession pour le troisième quart au complet, et 6 minutes 40 secondes pour les premiers quarts de chaque demie.

En matière de réduire les chances de marquer d’un poids lourd, les Falcons ont peint un Da Vinci.

La constance contre le manque d’opportunisme

Évidemment, cet exploit n’a pu être possible sans une attaque efficace. Celle-ci a marqué six ou sept points à chaque quart. Plus constant que ça, tu t’appelles Justin Tucker.

On oublie les jeux contestés, les passes vers les lignes de côté, les zones profondes. Les Falcons se sont concentrés à bâtir le jeu au sol et à effectuer de courtes passes qui équivalent à un jeu au sol. Tout pour écouler le cadran. Devonta Freeman et Tevin Coleman ont respectivement obtenu des moyennes très ordinaires de 3,7 et 2,9 verges par course, mais ce n’était pas important. L’important, c’était les 32 courses au total par les deux porteurs de ballon.

Pendant ce temps, Matt Ryan connaissait un grand match, gardant son sang-froid alors qu’Aaron Donald terrorisait les bloqueurs des Falcons. Même un séjour dans la tente bleue n’a pas stoppé Ryan, dont la connexion avec Juilo Jones était trop imposante pour les Rams (9 attrapés en 10 cibles pour 94 verges). Ryan a d’ailleurs posé le dernier clou dans le cercueil des Rams en rejoignant Jones dans la zone des buts, faisant preuve d’un doigté parfait alors qu’il était en déséquilibre.

Chez les Rams, le manque de finition dans la zone des buts leur a été fatal, tout comme leurs unités spéciales. En quatre présences dans la zone payante, ils n’ont marqué qu’un seul touché, ce qui était trop peu considérant qu’ils n’avaient presque jamais le ballon. À deux reprises, ils ont raté une occasion en or d’inscrire le majeur. La première avec un premier essai à la ligne de 7 des Falcons en fin de première demie. Un touché leur aurait donné une première avance et un momentum dont il avait grandement besoin. Et la deuxième lorsque Tyler Higbee échappa un touché potentiel alors que l’équipe tentait la remontée.

Todd Gurley n’a pas été un facteur dans la partie, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Il a obtenu quelques bonnes courses, mais a été complètement embouteillé sur le jeu aérien. Étienne nous avait pourtant avertis, la défensive des Falcons est alerte sur les passes pièges, si bien que Gurley a obtenu autant de verges de réception (10) que de fois où il a été visé. Les Falcons ont ainsi forcé Jared Goff à les battre, et malgré un bel effort, il n’y est pas arrivé.

Enfin, les Falcons ont remporté haut la main la bataille des unités spéciales. Le retourneur des Rams Pharoh Cooper a connu un horrible match, étant responsable de deux revirements dans les 14 premières minutes. Au-delà des 10 points que les Falcons ont marqués à la suite de ces revirements, ces gaffes ont laissé l’équipe de Dan Quinn prendre le contrôle du ballon dès le début de la rencontre.

De plus, le botteur des Falcons Matt Bryant a eu le meilleur sur son homologue des Rams. Il a été parfait en quatre tentatives, dont deux placements de 51 et 54 verges. Les Rams devaient faire confiance à Sam Ficken avec la blessure de leur botteur étoile Greg Zuerlein, et si Ficken a été parfait pour la journée, jamais on ne l’aurait laissé essayé un placement de 50 verges et plus. Ses limitations forçaient les Rams à être parfaits en attaque.

Jeu du match :

Essaie de placer ton ballon mieux que ça en déséquilibre. Bonne chance!

Un duel de quart-arrière remporté par les Saints

Les Saints ont vaincu les Panthers pour la troisième fois depuis septembre, mais ce gain a été de loin le plus difficile. Malgré une prestation d’antan de Drew Brees, les Panthers avaient l’occasion de gagner le match sur leur dernière possession. Pas de chance, leur manque de finition a été exposé une fois de trop.

Contrairement aux Rams, les Panthers, eux, ont eu amplement de chances de marquer. À six reprises ils ont ajouté des points au tableau, mais n’ont pu inscrire que deux touchés. C’est sans compter le placement raté de 25 verges de Graham Gano et la dernière possession du match, où ils avaient un premier essai à la ligne de 21 des Saints.

À trois reprises les Panthers avaient le ballon à l’intérieur de la ligne de 10 de leur adversaire, mais ont dû opter pour le trois points. Et pendant que les Panthers se limitaient à des placements, les Saints marquaient des touchés. Ainsi, à la demie, bien que les équipes aient marqué autant de fois, les Saints menaient 21-9. Au moins Gano s’est fait pardonner en réalisant un coup de canon de 58 verges pour clore la première mi-temps.

À travers tout cela, Cam Newton n’a rien à se reprocher. N’ayant aucun jeu au sol pour l’aider, ni de ligne à l’attaque pour le protéger, le quart des Panthers a parfois besoin d’être parfait pour que les Panthers l’emportent. Et dimanche, ses passes étaient précises, ses courses étaient puissantes et sa ténacité s’est révélée. Il s’est montré résilient, se remettant entre autres d’un violent plaqué de David Onyemata pour ramener son équipe à une possession d’écart avec une passe et course de 56 verges à Christian McCaffrey. On craignait une commotion cérébrale, mais apparemment c’était une blessure à l’œil. Oui, oui…

Autour de lui, son personnel de soutien a tenté tant bien que mal de l’appuyer. Greg Olsen a été magistral, mais on ne peut en dire autant de ses receveurs. Kaelin Clay a réalisé un superbe attrapé sur les lignes de côté en fin de match, mais a échappé une passe parfaite de son quart dans la zone des buts tout juste avant le placement raté de Gano. Puis Devin Funchess, qui a fait ce qu’il pouvait alors qu’il traînait une blessure, s’est mal ajusté à un ballon dans la zone des buts qui aurait offert la victoire en fin de match. Que d’occasions ratées.

Une légende nommée Brees

Face à Newton se tenait Drew Brees, beaucoup mieux entouré. Cependant, tout comme Newton, il n’a pu compter sur son jeu au sol ce dimanche. Mark Ingram et Alvin Kamara ont fait trembler les fronts défensifs adverses cette saison, mais pas cette fois. Non, le front défensif des Panthers s’est occupé du monstre à deux têtes des Saints, les limitant à 45 verges sur 19 courses. Courir entre les bloqueurs contre cette ligne défensive, Luke Kuechly et Thomas Davis n’est pas un gage de succès.

Ainsi, les Saints se sont adaptés à la faiblesse des Panthers : la tertiaire. Brees s’est concentré à viser son groupe de receveurs de passes et plus particulièrement Michael Thomas. Cette combinaison a été presque parfaite, alors que Brees a rejoint Thomas huit fois en neuf tentatives pour 131 verges. Et lorsque les Panthers arrivaient à éliminer les menaces que constituent Thomas, Kamara et Ingram, c’est Ted Ginn, Josh Hill et Zach Line qui en profitaient pour marquer des touchés.

Parmi les nombreuses passes précises de Brees, celles de 80 verges à Ginn et de 25 verges sur l’épaule arrière de Josh Hill était particulièrement savoureuses.

La seule « gaffe » du quart des Saints aura en fait été bénéfique. En quatrième essai et deux verges au milieu du terrain, il a lancé une interception, mais celle-ci a donné le ballon aux Panthers beaucoup plus loin qu’avec une passe incomplète.

D’ailleurs cette décision d’y aller en quatrième essai aurait pu être coûteuse pour les Saints. Il ne restait que deux minutes à la rencontre et avec un échec, ils redonnaient le ballon dans les mains de Cam Newton en excellente position pour gagner le match. L’interception de Brees aura finalement eu l’effet d’un court botté de dégagement.

À noter également l’excellent match de l’ailier défensif Cameron Jordan. C’est lui qui a fait le jeu le plus important de la rencontre en défensive, lorsqu’il a facilement battu son bloqueur pour forcer Cam Newton à se débarrasser du ballon, causant une punition. Tout cela sur la dernière possession des Panthers alors qu’ils montaient dangereusement le terrain. Ce jeu a forcé les Panthers dans un troisième essai et 23 avec 19 secondes au cadran.

Jeu du match

L’art de glisser ses orteils pour confirmer l’attrapé. Magnifique.

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