Actualité 2018-19

Sam Darnold, Josh McCown et Teddy Bridgewater – Le ménage à trois des Jets

Dans cette série d’articles, je vous dresse un portrait des quatre principales luttes au poste de quart-arrière dans la NFL présentement.

Une façon de célébrer le début des camps d’entraînement et le retour prochain du football de la NFL.

Je continue ma série d’articles avec les Jets de New York. Probablement la compétition de quarts la plus intéressante dans la NFL cette année. Je vous invite à consulter mon texte sur la lutte entre Tyrod Taylor et Baker Mayfield chez les Browns de Cleveland (lien ici). Suivront au cours des prochains jours les Bills de Buffalo et les Cardinals de l’Arizona.

Comme d’habitude, cet article présente du contenu original, basé sur mes propres observations. L’objectif est de vous présenter un point de vue différent tout en vous transmettant l’information nécessaire afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion. 

UNE VÉRITABLE LUTTE À TROIS OU CHACUN DES CANDIDATS POSSÈDE UNE CHANCE RÉELLE DE GAGNER LE POSTE

Brian Costello du New York Post est probablement celui qui a le mieux résumé la situation des Jets en mentionnant qu’il s’agissait de la bataille de quart-arrière la plus intéressante depuis longtemps à New York parce que, peu importe qui gagnera le poste de partant, les trois quarts-arrières impliqués sont légitimes. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu quelque chose d’aussi intéressant chez les Jets et c’est tant mieux pour leurs fans. Les enjeux sont grands pour les Jets en 2018, eux qui essayent de se sortir des bas-fonds du classement depuis trop longtemps déjà.

Voici un portrait des trois quarts-arrières qui se disputeront le poste de partant en 2018

Josh McCown (le vétéran)

Il était le partant des Jets en 2017 et il semble être le favori pour gagner le poste cette année. Du moins en début de saison.

McCown est un réserviste de carrière. Même s’il a connu une saison correcte avec les Jets en 2017, il en est déjà à sa 9e organisation et il n’a jamais été en mesure de s’établir comme partant dans aucune organisation où il a joué. McCown possède du talent, il en faut pour atteindre le plus haut niveau de compétition au football (la NFL), mais il n’a pas suffisamment de talent pour occuper un poste de partant.

McCown possède un bras moyen et, malgré son expérience, il a de la difficulté à anticiper les fenêtres d’opportunités. Ses lectures ne sont pas assez rapides (le jeu se déroule trop rapidement pour lui). Conséquemment, McCown a lancé 78 interceptions en seulement 73 départs en carrière, ce qui représente une moyenne de plus d’une interception par match.  C’est beaucoup trop.

S’il est clair qu’il possède un talent trop limité pour être un partant dans la NFL (c’est mon opinion sincère) McCown, en revanche, possède une attitude idéale. C’est ce que disent tous les joueurs qui ont évolué avec lui ainsi que tous les entraîneurs qui l’ont dirigé. De l’avis général, il est un vrai pro. Pour cette raison, je ne serais pas surpris si, un jour pas si éloigné, il devenait un entraîneur dans la NFL. Il a le profil pour ça. Pour cette raison, McCown est le mentor idéal pour un jeune comme Sam Darnold.

Beaucoup de fans des Jets apprécient McCown. Certains n’aimeront pas lire qu’il n’a pas le talent pour être partant dans la NFL. Mais c’est mon opinion sincère. Je ne critique pas l’homme ni son attitude, mais seulement le talent. À son âge (39 ans), je ne pense pas que McCown puisse être autre chose qu’un réserviste.

Sam Darnold (l’avenir de l’équipe)

J’en ai parlé abondamment dans mes classements en vue du repêchage. Comme plusieurs, avant le début de la saison, je le considérais comme le meilleur prospect à la position de quart-arrière, mais il s’est fait dépasser par Baker Mayfield en cours de route. Non pas qu’il ait connu une mauvaise saison, mais parce que Mayfield a tout simplement été meilleur que lui.

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La principale qualité de Darnold est son leadership. En 2016, lorsqu’il a pris la barre des Trojans de USC, l’équipe était dans un très mauvais état (fiche de 1-3 incluant une défaite humiliante de 52-6 contre Alabama lors de la 1re semaine d’activités). Après la nomination de Darnold, les Trojans ont maintenu une fiche parfaite incluant une impressionnante victoire de 52-49 au Rose Bowl contre Penn State (et Saquon Barkley).

Malheureusement, en 2017, Darnold s’est transformé en machine à revirements. Il a été responsable de 22 revirements au total soit 13 interceptions et 9 ballons échappés. Darnold possède le bras, l’anticipation et les qualités physiques d’un excellent quart de la NFL, mais on ne peut pas non plus faire abstraction de sa propension aux revirements, un défaut qu’il devra absolument corriger.

Les Jets ont gâché de nombreux jeunes quarts-arrière dans le passé, mais aucun n’avait le talent ni le leadership de Darnold. Celui-ci ne sera pas facile à décourager. De beaux succès doivent être anticipés pour cet excellent jeune quart. La question c’est quand?

Teddy Bridgewater (le trouble-fête)

Il est celui qui vient brouiller les cartes. Il a été acquis avant que les Jets ne réussissent à améliorer leur position au repêchage (en passant du 6e au 3e rang de la première ronde) pour sélectionner Darnold. Avant le repêchage, le plan des Jets pour Bridgewater était probablement différent et un avenir de partant à long terme était peut-être envisageable. Depuis le repêchage, les choses ont changé parce que l’homme des Jets, à long terme, est Sam Darnold, pas Teddy Bridgewater.

Personnellement, j’ai suivi de très près toute la carrière collégiale de Teddy Bridgewater à Louisville ainsi que ses débuts avec les Vikings. Pendant toute sa carrière à Louisville, il était considéré comme le meilleur quart de sa cuvée et comme un futur numéro 1 au repêchage. Un très mauvais « pro-day » ainsi qu’une performance sous les attentes lors du processus d’après saison menant au repêchage ont fait chuter Bridgewater en fin de 1re ronde, mais son talent sur le terrain ainsi que sa grande maîtrise du caucus n’ont jamais fait le moindre doute.

Bridgewater a le potentiel pour être un partant dans la NFL. Ça ne fait aucun doute et il l’a d’ailleurs prouvé dans le passé. Lors de sa 2e saison en carrière (en 2015 alors qu’il n’était âgé que de 23 ans), il a mené les Vikings en séries. Il n’est pas donné à tout le monde d’accomplir un tel exploit et Bridgewater s’est démarqué par sa capacité à gagner des matchs serrés. La dernière fois qu’on a vu Bridgewater sur un terrain de la NFL, il a d’ailleurs mené les Vikings vers une poussée qui aurait dû être victorieuse contre les Seahawks, mais qui a été gâchée par un court placement raté de Blair Walsh. Les Vikings ont perdu le match, mais Bridgewater les avait placés en position de gagner.

Avec les Vikings, il faut se rappeler que Bridgewater n’a pas perdu son poste en raison de ses performances, mais en raison d’une grave blessure survenue au camp d’entraînement. Il était l’homme de confiance de Mike Zimmer et, sauf incident, il le serait encore le partant des Vikings. Les quarts-arrière capables d’assumer un rôle de partant avec succès sont rares et Bridgewater, s’il est en santé, fait partie de ce petit groupe.

LE CONSENSUS

JOSH MCCOWN POUR ASSUMER LE RÔLE DE PARTANT JUSQU’À CE QUE SAM DARNOLD SOIT PRÊT?

Tout le monde à New York, y compris les joueurs des Jets, semblent souhaiter voir Josh McCown, le bon vétéran avec une belle attitude, assumer le rôle de partant jusqu’à ce que Sam Darnold soit prêt à prendre la relève. Personnellement, ce n’est clairement pas mon opinion, mais c’est clairement le consensus qui se dégage et, sauf incident, c’est probablement la décision que prendra Todd Bowles. Le poste de Bowles est menacé présentement et il n’a probablement pas la solidité nécessaire pour prendre une décision qui irait à l’encontre de l’opinion générale même si cette décision s’imposait dans l’intérêt supérieur de l’équipe.

MON OPINION

CRÉER UNE VÉRITABLE COMPÉTITION AU CAMPS D’ENTRAÎNEMENT AFIN DE DONNER LE POSTE AU JOUEUR LE PLUS MÉRITANT

 C’est mon opinion et c’est clairement ce que je ferais si j’étais Todd Bowles. Faire jouer le quart qui te donne les meilleures chances de gagner n’est pas une option, c’est une obligation. Un entraîneur le doit à ses joueurs.

On sait que, sans surprise, c’est Teddy Bridgewater qui a été le meilleur quart des Jets durant les mini-camps (selon les médias de New York). Je ne suis pas surpris parce que nonobstant l’état de ses genoux (la grande inconnue dans l’équation), Bridgewater m’apparaît comme le meilleur quart-arrière que les Jets ont dans leur alignement présentement.

Je précise ici que Darnold est un quart talentueux. Mais 22 revirements (dont 13 interceptions) durant la seule saison 2017 représentent une source d’inquiétude importante. Le jeune Darnold a des lacunes techniques importantes à corriger, dont la mauvaise tendance de tenir le ballon sous le niveau des hanches, ce qui ne pardonne pas dans la NFL. L’envoyer trop rapidement dans la mêlée risquerait de le placer en situation d’échec surtout au sein d’une équipe aussi vulnérable. C’est une erreur que les Jets ne peuvent pas se permettre de commettre.

Je ne dis pas que Bridgewater devrait automatiquement se voir octroyer le poste de partant. Ce que je dis par contre c’est que si j’étais l’entraîneur-chef des Jets, je délèguerais mon meilleur quart, sans tenir compte de l’âge, de la réputation ou de l’historique avec l’équipe. Je créerais une vraie compétition et si le meilleur homme est Bridgewater, je n’hésiterais pas une seconde à le nommer partant. Si son état de santé le permet bien sûr.

Ceci étant dit, je ne pense pas que Todd Bowles aurait le courage de prendre une telle décision même si elle s’imposait dans l’intérêt de l’équipe. Mon impression est que Bowles, sauf incident majeur, déléguera McCown comme quart partant pour débuter l’année, mais que la corde sera courte.

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