Actualité 2018-19

Changement drastique de style chez les Bears

Pour faire suite à mon article sur les Titans, prenons quelques minutes ici pour parler des Bears, une autre équipe qui vivra un virage a 180 degrés en termes de philosophie offensive, qui sera intéressante à suivre au camp.

On ne pourrait pas faire un plus grand contraste de passer de John Fox à Matt Nagy. Fox en était à son 3e poste d’entraîneur-chef dans la NFL, un coach expérimenté de l’ancienne école, un parcours défensif, un style conservateur et une aversion légendaire à faire confiance aux jeunes joueurs. Matt Nagy n’a jamais été entraîneur-chef à aucun niveau et, tel que présenté quand il a été nommé, et contrairement à certains autres jeunes coaches ayant connu du succès récemment (McVay, Shanahan, et on peut même remonter à Mike Tomlin), n’a connu qu’un seul environnement et une seule influence comme coach en chef, Andy Reid.

Matt Nagy, nouvel entraîneur chef des Bears. À quoi s’attendre?

On a tendance à penser qu’un coach est avant tout un système de jeu, mais on sous-estime ce qu’on ne voit pas : la gestion de l’équipe, motivation, structure, gestion du match… tous des éléments où l’expérience de Fox lui donne un net avantage.

Nagy aura eu la sagesse de garder en poste Vic Fangio comme DC, un des meilleurs de la ligue, qui aura encore plus de talent à sa disposition. Peu de changements en défense, donc, je m’attends à voir les Bears dans le top 10 des meilleures défenses de la ligue encore.

En attaque, ce sera le jour et la nuit. Non seulement Nagy était un rouage important de l’une des attaques les plus innovatrices de la ligue avec les Chiefs l’an dernier, mais il s’est adjoint Mark Helfrich, qui a appris sous, puis, succédé à Chip Kelly à Oregon et qui est un adepte du football rapide et explosif. Il n’a toutefois aucune expérience dans la NFL; ça pourrait lui prendre du temps à s’ajuster (on a vu que son mentor Kelly n’a jamais réussi, son offensive était simpliste et prévisible).

Ce sera pour le mieux puisque les Bears manquaient dramatiquement d’imagination l’an dernier. À titre d’exemple (les stats proviennent de l’excellent www.sharpfootballstats.com) avec un QB en Mitch Trubisky qui jouait presque exclusivement en « shotgun » au collège, les Bears ont joué en « shotgun » seulement 50% des jeux… la moyenne de la ligue est de 63%. Pire encore, avec 3 WR sur le terrain, si Trubisky avait les mains sous le derrière du centre, c’était 85% de jeu au sol. Pourquoi avoir une si forte tendance et mettre son attaque au sol et son jeune quart dans des situations désavantageuses?

On a aussi ajouté des munitions, et ce que j’aime beaucoup c’est qu’on n’a pas juste garroché des millions aux meilleurs receveurs disponibles, mais plutôt ajouté des styles complémentaires en Allen Robinson, Taylor Gabriel et Anthony Miller, plus l’ajout d’un dynamique Trey Burton fort différent de Adam Shaheen comme TE. Et c’est sans compter qu’ils ont déjà Cohen et Howard, les deux extrêmes, comme RBs. Bon, trop complémentaire peut devenir pas assez polyvalent et donc prévisible, c’est l’envers de la médaille. Miller aurait semble-t-il connu un excellent camp et pourrait s’avérer le choix qui confirme qu’ils ont connu un excellent repêchage.

Le Bilan du Repêchage 2018 – NFC Nord

L’autre élément qui semble passer sous silence est la surface de jeu lente et la météo de Chicago. Les Bears ne pourront jamais devenir « the greatest show on turf » et garder une certaine composante d’attaque au sol physique, le contraire, en décembre au Soldier Field, serait une erreur.

Portons attention aux Bears en pré-saison et dans les premiers matches pour voir à quel point ils sont transformés et surtout, si ça fonctionne.

Une équipe transformée, les Titans?

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