Actualité 2018-19

Road Trip – La ville de l’acier, championne de 6 Super Bowls

Comme nous l’avons fait à plusieurs reprises quand nous avons la chance de faire des voyages de foot, voici ma carte postale suite à une petite virée au pays de l’acier pour y voir l’une des rivalités les plus intenses des 10 dernières années, Ravens et Steelers (prononcé Stillers en Western Pennsylvanien).

J’étais déjà allé voir un match des Steelers, mais dans le vétuste et froid Three Rivers Stadium, et j’avais bien hâte de vivre l’expérience du Heinz Field.

À l’intersection des rivières Ohio, Allegheny et Monongahela se trouve le centre-ville de Pittsburgh. On y trouve les domiciles des Steelers (Heinz Field) et des Penguins (PPG Arena), qui ont tous deux vu beaucoup plus que leur part de matchs importants dans leurs 17 (Steelers) et 8 (Penguins) années d’existence, de même que le PNC Park, domicile des Pirates, qui a vu… des matchs. (Je blague un peu, mais le commentaire universel est qu’il est dommage qu’une si mauvaise équipe joue dans un si beau stade. J’ai hâte d’avoir l’occasion de le vivre, ce sera pour une prochaine visite.)

D’abord, nous arrivions de South Bend en Indiana, où j’ai assisté au match Stanford/Notre Dame la veille. Je vous ai déjà raconté ma visite précédente à South Bend, une expérience absolument inoubliable et celle-ci n’a pas fait exception : l’ambiance était survoltée de voir les Irish battre un rival classé dans le top 10 de manière aussi convaincante. Je n’ai pas grand chose à ajouter sur ce que j’avais écris en 2014, à part le fait que le match en soirée a peut-être pour effet de rajeunir la foule un peu, qui était donc encore plus dynamique (et enivrée) que ce que j’avais vécu précédemment. Je vous le confirme, même si je suis un fan de NFL plus que de NCAA, quand vient le temps d’assister au match en personne, je préfère de loin le collège pour l’ambiance, les bands et les traditions étudiantes.

Pèlerinage à Green Bay, Notre Dame et Indianapolis (2e partie)

La route entre South Bend et Pittsburgh est horriblement monotone, je vous en fait grâce. Nous sommes là vers 14h pour un match à 20h, donc pas de circulation. Les trois stades sont à distance de marche l’un de l’autre sur la rive-nord du centre-ville. Stationnement trouvé sous une bretelle d’autoroute (ce qui protège du soleil et amplifie le bruit) à quelques pas du stade, et où le tailgate fait honneur à la réputation de football de Pittsburgh : des centaines de fans de tous les âges jouent aux poches ou à divers « drinking games », se lancent le ballon ou le frisbee, tout le monde se fait à manger, il se mange des milliards d’ailes de poulet et de chips, et il se boit de la Yuengling (une douce ambrée) et de la Rolling Rock (pseudo-bière typique américaine), deux produits locaux, en bonne quantité. On nous avait prévenu de la complexité de se procurer de la bière le dimanche en Pennsylvanie, un problème que j’ai déjà vécu il y a 20 ans, donc faites vos provisions de tailgate la veille ou en Indiana/Ohio avant d’arriver à Pittsburgh.

Plusieurs tailgaters ont des installations impressionnantes pour regarder les matchs de l’après-midi à la télévision aussi. Les fans sont très accueillants et nous avons l’occasion d’échanger avec plusieurs d’entre eux. Les fans des Ravens sont traités avec dignité, malgré l’animosité entre les deux équipes. On déteste les Ravens, mais on les respecte, ce qui n’est pas le cas des Bengals et des Patriots, à en juger par les commentaires des fans. Et les Browns sont encore le dindon des farces! Je ne serais donc pas inquiet de me présenter au Heinz Field vêtu des couleurs de l’équipe adverse (ce qui ne serait pas le cas à des endroits comme Philly ou Oakland).

Il y a une zone sur le bord de la rivière qui est aménagée avec des kiosques de stations de radio, de la cuisine de rue, des vendeurs de souvenirs à prix raisonnable et des bars mobiles.

Le stade est très beau. Les angles sont excellents, peu importe où vous êtes. On y offre aussi un bel éventail de bières locales, importées ou commerciales, mais la même chose ne s’applique pas à l’offre alimentaire. De toute façon, ils ont tellement mangé dans le tailgate qu’il n’y a plus de place ;-). Le son est concentré. Je n’ai pas senti le légendaire impact du vent qui virevolte dans l’extrémité ouverte (l’endroit le plus difficile où réussir un botté dans la NFL), car, fort heureusement, il faisait un temps parfait, chaud sans vent.

À ma grande surprise, le stade n’est pas plein. Une discussion avec un scalper nous indique une baisse de popularité cette saison avec les problèmes internes (Le’Veon, Antonio) et externes (le phénomène Colin Kaepernick) et le fait que les Steelers ne sont « pas bons » (laissez-moi rire, ils ont été gâtés depuis 50 ans les Pittsbourgeois). Il y avait quelques milliers de sièges vides en 1re demie, mais ça ne paraissait pas dans l’ambiance.

La tournure du match (avance de 14-0 pour les Ravens en quelques minutes, remontée 14-14, mais après, les Steelers sont tombés dans une léthargie qui a endormi les fans locaux) n’a pas aidé à l’ambiance, mais ils font quand même en masse de bruit et sont de toute évidence des fans fins connaisseurs de football.

Signe d’une équipe qui connaît du succès depuis très longtemps, on trouve une diversité inégalée dans le choix des jerseys des fans, alliant les vedettes actuelles (Brown et Roethlisberger), des joueurs du passé récent forts appréciés (Hines Ward, Jerome Bettis et Ryan Shazier), des legendes (Mean Joe Greene, Jack Lambert, Franco Harris, Terry Bradshaw), des nouveaux joueurs comme James Connor, favori de la foule ayant vaincu le cancer pendant son passage à Pitt à l’université, T.J. Watt et celui qui semble le nouveau favori de la foule, Juju Smith-Schuster. J’ai aussi admiré la complicité de ces deux partisans, visiblement fans des jeux truqués et des joueurs polyvalents, qui arboraient ensemble fièrement leur Kordell Stewart et Antwan Randle El.

Grosse déception après le match : tous les bars locaux sont actifs, mais toutes les cuisines (incluant celles du casino juste à côté du stade!) sont fermées. Vous connaissez d’autres endroits qui se privent des revenus de nourriture pour 70,000 fans de football affamés après un match??? Pour en trouver, nous avons pris la longue (30-40 minutes), mais agréable marche sur le Roberto Clemente Bridge, offrant une vue prenante sur le PNC Park, pour se rendre au centre-ville et déguster une excellente pizza. D’ailleurs, nombreux fans proviennent du centre-ville et se rendent au match en bateau, ce qui ajoute je présume du cachet à l’expérience.

Et voilà. Je vous encourage d’ailleurs à nous contacter si vous faites un voyage du genre pour soumettre ce genre de texte et partager cotre expérience avec nos lecteurs.

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