Actualité 2015-16

Résumé 2015 : Seahawks de Seattle

Nous continuons et profitons de la saison morte pour vous présenter le résumé de la saison 2015 de chacune des équipes de la NFL. Nous poursuivons avec les Seahawks et vos commentaires sont les bienvenus…

Seahawks de Seattle

Fiche : 10-6

Statut : Éliminé en demi-finale d’association par les Panthers

Résumé de la saison

seahawks9bsi-1On aurait pu comprendre les Seahawks de baisser les bras en 2015 après leur défaite crève-cœur au Super Bowl. Après tout, ils ont quand même passé à une mauvaise décision de gagner le trophée Vince Lombardi deux années de suite. Si leur début fut un peu compliqué, ils se sont repris en main grâce à des performances inspirantes du quart-arrière Russell Wilson, qui malgré une ligne à l’attaque poreuse à souhait, prit l’équipe sur ses épaules pour les amener vers une quatrième présence en séries consécutives. La Legion of Boom fut également chancelante par moments au début de la saison, mais s’est bien reprise par la suite. Ultimement, ils ont affronté un adversaire plus fort qu’eux en demi-finale d’association, et leur quête pour un autre Super Bowl sera à recommencer en 2016.

Les Seahawks n’ont pas connu le début de saison espéré, perdant leurs deux premiers matchs, laissant entres autres les Rams d’avant Todd Gurley faire une remontée au quatrième quart. Rien de mieux qu’un affrontement contre Jimmy Clausen pour se remettre sur les rails, et les Seahawks remportèrent leurs deux matchs suivants, dont un effort peu convaincant contre les Lions. Ils perdirent d’ailleurs lors de la cinquième et la sixième semaine contre de bonnes équipes, certes, mais en laissant filer une avance à chaque occasion. Ils profitèrent une fois de plus d’une faible opposition pour gagner les deux matchs suivants, avant de perdre un autre match où il détenait l’avance au quatrième quart, contre les Cardinals. C’est à ce moment que Russell Wilson leva son jeu d’un (ou plusieurs) cran, et les Seahawks gagnèrent six de leurs sept derniers matchs, pour clore la saison avec beaucoup de rythme, surtout qu’ils rossèrent ces mêmes Cardinals lors de la dernière semaine. On ne donna pas cher de la peau de leurs opposants en première ronde, les Vikings, mais il aura fallu un miracle du nom de Blair Walsh pour que les Seahawks puissent les vaincre. Lors de la semaine suivante, en Caroline, l’équipe oublia de se présenter en première demie (31-0), avant de tout donner pour revenir dans la deuxième (0-24), mais en vain, et fut éliminée.

Russell Wilson a surpris bien des gens depuis le début de sa jeune carrière, et malgré ses exploits des dernières saisons, 2015 fut probablement sa meilleure. Il a obtenu des sommets en carrière pour le nombre de verges par la passe (4024), pour le nombre de passes de touché (34), dans la moyenne de passes complétées (68,1%) ainsi que son ratio touché/interception (34/8). Il a vraiment connu une superbe saison malgré des débuts plus modestes, et ce qui est encore plus remarquable est qu’il ait réussi à progresser malgré que sa ligne à l’attaque fut une véritable catastrophe. Wilson fut victime de 45 sacs du quart, à égalité au troisième rang dans la NFL, et aurait pu en encaisser bien plus, n’eût été sa grande mobilité, qui lui permet de se donner quelques secondes de plus sur chaque jeu. C’est surtout en deuxième moitié de saison qu’il a vraiment été dominant, alors qu’à ses sept dernières rencontres, il a lancé 24 passes de touché contre une seule interception!

On s’attendait à ce que le jeu au sol des Seahawks soit leur force principale à l’attaque, mais ce ne fut pas tellement le cas. L’énigmatique, mais talentueux Marshawn Lynch s’est finalement montré humain, et dut manquer la majorité de la saison en raison de nombreuses blessures. De plus, une fois sur le terrain, son impact fut minimal, laissant sa fonction Beast mode de côté, et amassant une décevante moyenne de 3,76 verges par course. Celui qui le remplaça, une recrue non repêchée du nom de Thomas Rawls, fut une impressionnante trouvaille pour l’équipe, amassant 756 verges au sol et quatre touchés lors de ses sept départs. Il vit sa saison s’écourter à la 14e semaine après s’être fracturé la cheville. Russell Wilson est également un des rares quarts-arrière à avoir son mot à dire sur l’attaque au sol, alors qu’il courut pour 553 verges et 1 touché.

Avec l’arrivée de Jimmy Graham dans l’équipe, on s’attendait à ce que l’attaque aérienne soit améliorée. Cependant, ce ne fut pas Graham qui fut la pièce maîtresse de ce groupe, mais plutôt Doug Baldwin. Graham fut en fait un peu décevant, et au moment où il semblait prendre son rythme, il subit une des pires blessures possible, une rupture du tendon rotulien (Victor Cruz avait subi la même blessure en 2014). C’est vraiment à ce moment, lors de la onzième semaine contre les Steelers, que Baldwin montra une facette de son jeu qu’on ne connaissait pas. Il amorça une séquence de cinq matchs dans laquelle il amassa 484 verges de réception, mais surtout, 11 touchés! Il termina la saison avec plus de 1000 verges de réception ainsi que 14 touchés, à égalité au sommet de la NFL. Wilson pouvait également compter sur Jermaine Kearse et Tyler Lockett, qui ont offert de belles performances de manière sporadique. Lockett en était à sa première saison, et s’avéra aussi explosif qu’annoncé, particulièrement sur les retours de botté.

On ne s’était pas habitué par le passé à voir la défensive des Seahawks laisser leur adversaire revenir dans un match. C’est pourtant arrivé à cinq occasions en 2015, ce qui était assez étonnant considérant leur réputation. Malgré ces défaillances, ils ont tout de même fini premier dans la ligue pour le nombre de points accordé par match, pour le pourcentage de touché accordé par possession, pour le pourcentage de botté de dégagement forcé par possession, ainsi que deuxième pour le nombre de verges allouées par match. Tout comme le reste de l’équipe, ils ont été bien plus solides après un difficile début.

C’était un peu inquiétant de voir la tertiaire performer par moment, mais le groupe a su faire de bons ajustements en cours de route. Même Richard Sherman se faisait battre à un contre un pour commencer la saison. Cependant Sherman, un fier compétiteur, s’est avéré excellent par la suite, et selon profootballfocus, il a accordé moins de 500 verges en couverture pour une troisième saison consécutive. C’est plutôt le poste de deuxième demi de coin qui fut compliqué, alors que le départ de Byron Maxwell (bien qu’il fut terrible à Philadelphie) laissa un trou à la position. Je ne sais pas ce que les Seahawks pensaient en engageant Cary Williams, mais ils ont rapidement compris leur erreur. Il fut d’abord cloué au banc, puis soumis au ballotage. Les Seahawks ont également dû se passer de Jeremy Lane pour la majorité de la saison, lui qui s’était fracturé le poignet au Super Bowl. Il est revenu à la onzième semaine, et après de difficiles premiers matchs, il termina la saison en force.

Comme si ce n’était pas assez, l’équipe était privée du maraudeur Kam Chancellor pour amorcer la saison, lui qui n’était pas satisfait de son salaire. Il reprit son poste au côté du toujours excellent Earl Thomas à la troisième semaine, et malgré quelques difficultés, il réalisa quelques jeux cruciaux pour son équipe, dont l’échappée qu’il força à Calvin Johnson à une verge de la zone des buts lors de la quatrième semaine sauva son équipe d’une troisième défaite en quatre matchs. Les secondeurs et les ailiers défensifs ont connu une autre excellente saison en 2015, alors que Bobby Wagner, K.J. Wright, Michael Bennett et Cliff Avril se sont tous démarqués.

Joueur par excellence : Russell Wilson

russell-wilson-seahawksPour tout ce qui a été dit plus haut, et parce qu’il aurait facilement pu se décourager à devoir esquiver les lignes défensives adverses qui traversaient avec aise dans le champ arrière des Seahawks. Sixième quart-arrière repêché lors de l’encan 2012, Wilson est en train de donner de solides arguments pour ceux qui le considèrent comme le meilleur de ce repêchage (oui, même en avant d’Andrew Luck). Sa feuille de route est indéniable, il n’a jamais gagné moins de dix matchs en une saison, et il a prouvé en 2015 que même sans une attaque au sol explosive, il pouvait se débrouiller.

Regard sur 2016

Les Seahawks seront en bonne position pour rivaliser avec les Cardinals pour le titre de la division Ouest de la NFC. Les 49ers sont en chute libre, et les Rams ont une attaque de tire-pois à l’exception de Todd Gurley. Ce qui m’inquiète surtout, c’est que malgré toutes les difficultés de la ligne à l’attaque, les Seahawks y ont à peine touché pendant la saison morte. En plus de ça, ils ont perdu celui qui était le plus talentueux, Russell Okung  (bien qu’il soit fragile), sans faire une seule signature d’importance. Ils ont repêché Germain Ifedi avec leur premier choix, mais celui-ci a plus le profil d’un garde que d’un bloqueur. Au moment où l’on se parle, les deux bloqueurs partants seraient Garry Gilliam et J’Marcus Webb. Ouch! J’espère que Russell Wilson a une bonne assurance! On sait qu’ils sont un peu serrés sur la masse salariale, mais j’aurais aimé des actions un peu plus concrètes.

Pour le reste, l’équipe est solide, alors qu’on y est allé de peu de changements. Marshawn Lynch est parti à la retraite, mais l’équipe est assez confiante en Thomas Rawls après ce qu’elle a vu de lui l’an dernier. De plus, on est allé chercher beaucoup de profondeur à la position, alors qu’ils ont repêché trois porteurs de ballon! L’équipe a donné un vote de confiance en Jimmy Graham pour qu’il se remette complètement de sa blessure, mais ça reste un gros point d’interrogation vu les cas similaires dans le passé. Bref, la solution chez les Seahawks : une solide défensive et les jambes de Russell Wilson!

Pour tous les résumés 2015 des équipes, cliquez l’image ci-dessous…

Bye-Bye-2015

 

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