Actualité 2018-19

État des forces semaine 12 : Stampeders et Saints au sommet

S’il venait à un de nos lecteurs l’idée d’inventer un nouveau sport, je leur conseillerais d’éviter le football sur patin. Le sport était en démonstration dimanche soir à Edmonton à l’occasion de la 106e Coupe Grey et le spectacle en a grandement souffert.

Une fois par année, je profite de ma tribune lors du match ultime au nord de la frontière américaine pour vanter les beautés du football canadien, mais le terrain ultra glissant dimanche nous a privés d’un bon spectacle. Pour citer Pierre Vercheval : « Quand un terrain est dans une telle condition, les joueurs lents restent lents et les joueurs rapides ralentissent. » Essayez de vendre ça maintenant. On s’est retrouvé dimanche dans une espèce d’entre-deux, soit des conditions qui n’offraient ni les possibilités pour du football à vitesse réelle ni une Coupe Grey pittoresque sous la neige. Bref après 2 Coupes Grey spectaculaires, on ne se souviendra que du résultat de celle-ci. Rien à voir avec le sport en soi, la NFL a connu ses moins bons matchs aussi (ex. Broncos-Seahawks).

Mais trêve de température, parce que l’éternel optimiste en moi ne pouvait uniquement rechigner sur un sport que j’aime. Les Stampeders de Calgary l’ont emporté 27 à 16 contre le Rouge et Noir d’Ottawa, une victoire qui n’est pas banale parce qu’elle place son quart-arrière parmi les grands du sport. Bo Levi Mitchell est officiellement le quart partant des Stampeders depuis 2014 et rien ne l’a arrêté lors des 5 années qui ont suivi. Son équipe a une fiche totale de 70-18-2 depuis 2014, il a obtenu 2 titres de joueurs par excellence de la saison régulière, participé à 4 Coupes Grey en 5 ans et obtenu 2 fois le titre de joueur par excellence de la Coupe Grey, dont celle de 2018. Ce deuxième sacre va faire taire à jamais le spectre des « mauvaises prestations lors des grands matchs » qui lui collait récemment à la peau après 2 défaites consécutives lors du match ultime. À défaut d’un football à vitesse réelle, la grande célébration du sport canadien aura au moins permis de célébrer son meilleur joueur.

*Le chiffre entre parenthèses désigne le rang que l’équipe occupait la semaine précédente

1 (1). Saints (10-1)
Le niveau de confiance des Saints astronomique. On ne se contente plus d’un spectacle offensif, on se donne des défis connexes, comme celui de lancer des passes de touché à 4 joueurs autonomes non repêchés. Qui a besoin d’Alvin Kamara ou Michael Thomas quand tu as Tommylee Lewis, Austin Carr, Dan Arnold et Keith Kirkwood?

2 (2). Rams (10-1)
Même à 10-1, les Rams ont beaucoup en jeu d’ici la fin de la saison. Personne dans l’équipe ne veut retourner en Nouvelle-Orléans pour un match de finale d’association et c’est probablement le sort qui les attend advenant une 2e défaite.

3 (3). Chiefs (9-2)
Tout comme Rams, les Chiefs ont profité d’un congé bien mérité cette semaine. Et tout comme Rams, ils ont de quoi être motivé pour le reste de l’année. Si les Rams veulent éviter La Nouvelle-Orléans pour la finale de conférence, les Chiefs, eux, veulent éviter la Nouvelle-Angleterre.

4 (4). Steelers (7-3-1)
527 verges d’offensive contre un seul touché offensif, c’est le genre de mathématique qui te laisse pantois. On ne devrait toutefois pas trop s’alarmer chez les Steelers. Ce n’est jamais facile à Denver, ils ont bien bougé le ballon et ne sont pas pressés dans la division. On est loin des navets du début de saison.

5 (5). Patriots (8-3)
Pour un Tom Brady vieillissant, il n’y a rien de mieux que d’affronter ses adversaires de division. Lors des 13 derniers matchs intradivisions des Pats, ils en ont remporté 12 et accumulé un différentiel de +223, pour des victoires en moyenne par 17 points!

6 (6). Bears (8-3)
Pour un 2e match de suite, Eddie Jackson réalise le jeu clé pour les Bears. Leur excellente défensive commençait à être essoufflée quand Jackson a brisé l’égalité avec son 5e touché défensif en 27 parties. Avec ce gain, les Bears sont en voie de sécuriser un match à domicile en séries.

7 (7) Texans (8-3)
C’est fou comment un match peut changer vite. On croyait les Texans surmenés par les Titans, puis ils réalisent un arrêt en 4e essai et une course sur 97 verges pour un touché coup sur coup. À partir de ce moment, on a pu sentir le fossé entre l’équipe qui a remporté 8 matchs de suite et celle qui se démène pour rester pertinente.

8 (8). Chargers (8-3)
Les Chargers perdaient 10-0 tôt dans le match contre les Cards. C’était juste pour donner un semblant de spectacle. Ils ont marqué des touchés sur 6 de leurs 7 possessions suivantes, Phillip Rivers a complété ses 25 premières passes et 2 heures plus tard, ils avaient gagné 45-10.

9 (10). Vikings (6-4-1)
Voilà un match qui va faire du bien à Kirk Cousins. Il a pu venger sa défaite aux heures de grande écoute de la semaine dernière en dominant les Packers cette semaine. C’est une victoire d’autant plus importante que les Vikings voyagent chez les Patriots et les Seahawks lors des 2 prochaines semaines.

10 (12). Seahawks (6-5)
Les 2 dernières victoires que les Seahawks ont remportées sont grandement importantes, car elles leur garantissent pratiquement de terminer la saison avec 9 victoires (ils en ont 6 en ce moment et affrontent 2 fois les 49ers et une fois les Cards). Et 9 victoires semblent être le chiffre à atteindre pour la dernière place en séries dans la NFC.

11 (9). Panthers (6-5)
Pour un deuxième match de suite les Panthers trouvent le moyen de perdre malgré une nette domination sur la moyenne de verges par jeu. Dans une bonne situation après 8 matchs, ils doivent maintenant se battre pour une position en séries.

12 (11). Cowboys (6-5)
Le temps d’un match, Amari Cooper aura valu le choix de 1re ronde que Jerry Jones a dépensé pour l’acquérir. À un moment où l’issue de la partie était incertaine, il a marqué 2 longs touchés et les Cowboys n’ont plus jamais regardé derrière.

13 (13). Colts (6-5)
C’est pour ce genre de match que l’attente du retour d’Andrew Luck en valait la peine. Voyant son équipe tirer de l’arrière par 10 points au 4e quart, Luck a sorti le meilleur de lui-même en route vers une 5e victoire d’affilée.

14 (22). Broncos (5-6)
Ce que font les Broncos dernièrement est significatif. Pour un 3e match de suite ils affrontaient une équipe sur séquence de 5 victoires. Là-dessus, ils en gagnent 2 et perdent l’autre sur placement raté. Il se joue du bon football à Denver. Probablement le meilleur pour une équipe avec fiche négative dans la NFL.

15 (16). Ravens (6-5)
Lamar Jackson est invaincu comme partant dans la NFL! La dernière place pour les séries appartient aux Ravens en ce moment et qui ne rêve pas d’un Lamar Jackson en Nouvelle-Angleterre ou à Pittsburgh pour les Wild Card?

16 (15). Titans (5-6)
Comment une équipe peut-elle perdre par 17 points alors que son quart termine le match 22 en 23 pour 304 verges et 2 touchés? En tuant des possessions avec des sacs. Malgré un bon match de Mariota, 5 possessions offensives des Titans ont été abrégées à cause d’un sac.

17 (17). Eagles (5-6)
C’est incroyable toutes les difficultés que les Eagles ont à amorcer une rencontre. Ils peuvent s’en sortir contre des équipes tout croche comme les Giants ou les Jaguars, mais lorsqu’ils auront les Rams dans les ailes avec leur saison en jeu, j’ose espérer qu’ils décolleront plus rapidement.

18 (18). Packers (4-6-1)
Le pauvre Aaron Rodgers n’a aucune aide. Changer l’entraîneur? Peut-être. Mais au minimum on doit changer le groupe de receveurs. Depuis que Rodgers est partant, voici les receveurs que les Packers ont repêchés après la 2e ronde : Brett Swain, Kevin Dorsey, Charles Johnson, Jeff Janis, Jared Abbrederis, Ty Montgomery, Trevor Davis, Malachi Dupre, DeAngelo Yancey, Equanimeous St. Brown et Marquez Valdes-Scantling. Avant ça : Jordy Nelson, Randall Cobb et Davante Adams, tous en 2e ronde. Voilà où il faut investir.

19 (14). Redskins (6-5)
La présence en séries des Redskins repose sur les épaules de Colt McCoy, et de ce que l’on a vu jeudi, ça augure mal. Il a ouvert la machine à revirement 3 fois contre les Cowboys. En fait, McCoy est un genre d’Alex Smith qui protège mal le ballon.

20 (25). Browns (4-6-1)
Gregg Williams a eu besoin de 3 matchs pour accomplir ce que Hue Jackson a fait en 35 : obtenir 2 victoires comme entraîneur-chef des Browns. À voir le plaisir que les Browns ont pris à humilier leur ancien entraîneur, ça semble clair que Jackson n’a jamais été l’homme de la situation à Cleveland.

21 (20). Falcons (4-7)
Tout était parti pour un duel à la mexicaine contre les Saints. Puis les Falcons, à l’image de leur saison, se sont battus eux-mêmes. En se commettant dans 3 échappés, une interception et un échec en 4e essai, ils ont terminé 50% de leurs possessions sur des revirements.

22 (21). Lions (4-7)
Clairement les Lions manquaient de ressources à l’offensive contre les Bears. Dans ce cas, l’appel de jeu était vraiment important, et pendant 2 quarts de demi, on a vu une attaque banale et sans ingénuité. C’était un peu mieux vers la fin, mais les absences de Kerryon Johnson et Marvin Jones étaient lourdes.

23 (23). Dolphins (5-6)
Quand tu cours en 3e et 10 avec moins de 3 minutes à jouer, tu mérites de perdre. D’autant plus que sur la possession suivante, tu as également couru en 3e essai et 10 et échoué. Peu importe ce qu’Adam Gase peut dire, c’est un manque de confiance incroyable envers son quart-arrière Ryan Tannehill, qui n’avait pas mal fait à son retour au jeu.

24 (27). Buccaneers (4-7)
Les Bucs sont une catastrophe en défensive, mais sont assez bons en attaque. Assez pour se demander quoi faire du duo Dirk Koetter/Todd Monken l’an prochain. L’équipe semble vouloir prendre une direction différente et si c’est le cas, son entraîneur et son coordonnateur à l’attaque devraient se trouver du boulot ailleurs sans trop de problèmes.

25 (26). Giants (3-8)
Chaque fois que j’apprends qu’une citation d’Odell Beckham fait les manchettes, j’ai mal pour les partisans des Giants. Peut-être que ce n’était pas dans le plan de match d’attaquer les demis de coin amochés des Eagles. Mais de grâce Odell, garde ça à l’interne. L’équipe venait tout juste de trouver un peu de positif.

26 (19). Bengals (5-6)
Andy Dalton est placé sur la liste des blessés pour le reste de la saison. Ça ne change à peu près rien chez les Bengals, alors que l’équipe est mûre pour un ménage complet, et j’inclus Hue Jackson qui est arrivé il y a 2 semaines.

27 (28). Bills (4-7)
Les Bills ont remporté 4 victoires cette saison, soit 4 de plus que l’on croyait après leur défaite de la 1re semaine. Trois d’entre elles ont été sous Josh Allen. Le jeune quart est loin d’un produit fini, mais son équipe est plus compétitive lorsqu’il est derrière le centre.

28 (24). Jaguars (3-8)
Jalen Ramsey avait comparé Josh Allen à des vidanges. Si c’est le cas, les Jaguars de Ramsey sont un dépotoir. Allez savoir comment ils avaient le ballon à ligne de 1, pour éventuellement rater un placement 42 verges. C’est l’un des nombreux mystères de leur offensive, et celui qui appelait les jeux s’est fait renvoyer… et avec raison :

29 (31). Jets (3-8)
Buster Skrine est le seul joueur dans l’édition actuelle des Jets à avoir obtenu un sac ou une interception contre Tom Brady, que ce soit avec les Jets ou avec une autre équipe. Pas étonnant alors qu’ils n’ont vaincu les Pats que 2 fois en 15 parties depuis la saison 2011.

30 (29). Cardinals (2-9)
Plus de la moitié des verges par la passe de Josh Rosen (56 sur 105) contre les Chargers l’ont été sur la 1re possession de l’équipe, d’habitude la plus facile à exécuter. On espérait une progression à l’attaque sous un nouveau coordonnateur offensif. On devra attendre à l’an prochain.

31 (30). 49ers (2-9)
Il y a peu de choses qui se sont bien passées pour les 49ers en 2018. À tout le moins, ils auront trouvé une solide option complémentaire à Jerick McKinnon en Matt Breida. Ce dernier continue de se démarquer, obtenant un 3e match de 100 verges et plus au sol en 2018 contre les Bucs.

32 (32). Raiders (2-9)
Les Raiders veulent améliorer la protection pour Derek Carr. Oui bien sûr. Dans ce cas, pourquoi avoir engagé Tom Cable? L’entraîneur de la ligne à l’attaque à une bonne réputation, allez savoir pourquoi. Sa ligne était absolument horrible avec les Seahawks. C’est mieux à Seattle depuis son départ; c’est rendu horrible à Oakland depuis. Blessures ou non, il n’a plus d’excuses.

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