Actualité 2018-19

5 jeux qui ont marqué le Super Bowl LIII

Quoi retenir d’un tel match, vous me direz? D’abord sa signification historique. Tom Brady devient le 1er joueur à remporter 6 Super Bowl et les Pats sont maintenant à égalité avec les Steelers pour le plus grand nombre de titres par une franchise. Pardon? Ah! Vous parliez du match en soi. Oui, effectivement, le match a été tout sauf… historique! Quoique l’auteur de ses lignes apprécie un bon match défensif, particulièrement lorsque son équipe l’emporte, les difficultés des 2 offensives en place nous ont laissé sur notre faim.

Particulièrement celles des Rams et de Jared Goff, qui ont choisi le mauvais moment pour connaître leur pire partie de l’ère Sean McVay. Frappé à répétition par la défensive des Pats, parfois à la limite de la légalité, Goff a été incapable de mener son attaque vers un seul touché, ne pouvant profiter du manque d’opportunisme de l’adversaire et des propres succès de sa défensive. Une bonne leçon pour le jeune quart, qui devrait avoir les occasions de se reprendre dans le futur. Pour Tom Brady, son 6e sacre lui était cher. S’il a également connu sa part d’insuccès, il a su s’ajuster à temps amener son équipe à marquer le touché gagnant au milieu du 4e quart, l’unique majeur de ce match. Justement, commençons par cette séquence à l’attaque et par le jeu qui a mis la table à ce touché.

1 – Passe de 29 verges de Tom Brady à Rob Gronkowski – 4e quart, 7 :24

Il ne s’est joué qu’un seul jeu dans la zone payante dans tout le match et c’est cette passe parfaite de Brady à Gronkowski qui lui a mis la table. Profitant d’une confrontation avantageuse entre Gronk et le secondeur Littleton, Brady a profité de la petite fenêtre de séparation entre son receveur et son couvreur pour déposer son attaque à la ligne de 2. Comme le mentionne Tony Romo, les Pats ont fait fi d’inventivité au profit de la confrontation, alors qu’ils ont effectué 3 fois le même jeu, avec quelques variantes, pour placer le ballon en terrain dangereux.

Et ils n’allaient pas gaspiller leur chance. Dès le jeu suivant, le tank James Develin (no 46) a ouvert le chemin pour le touché de Sony Michel.

2 – Interception de Stephon Gilmore – 4e quart, 7 :24

Les Patriots ont investi de gros sous pour mettre sous contrat Stephon Gilmore il y a 2 ans et aucun jeu ne lui a valu autant sa paye que celui-ci. Bien positionné pour couvrir les zones profondes, il profite d’une passe pressée de Goff, qui doit réagir rapidement à cause du blitz de Duron Harmon. La passe vers Brandin Cooks manque ainsi de force et Gilmore, qui voit toute l’action devant lui, n’a qu’à cueillir le ballon comme une rose dans un champ de fleurs pour l’interception facile.

Ironiquement, sur le jeu précédent, Gilmore s’était légèrement fait battre par Cooks sur un tracé semblable et Goff avait lancé un de ses plus beaux ballons de la soirée. Cependant Cooks a échappé un attrapé, difficile certes, mais loin d’être impossible, lorsque Gilmore et Harmon sont entrés en contact avec lui.

3 – Passe rabattue de Jason McCourty – 3e quart, 11 :25

Mes excuses pour la qualité de la vidéo. Mes hommages pour la persévérance de McCourty. Les Pats ont joué un grand match défensif, mais sur cette séquence, ils laissant filer Cooks complètement seul dans la zone des buts. Malheureusement pour les Rams, Goff localise un peu trop tard son receveur démarqué et déclenche sa passe 1 ou 2 secondes trop tard. Et c’est là qu’on peut apprécier l’effort de McCourty. Un océan le sépare du receveur, mais il est le seul à se rendre compte du pétrin. Tel le roadrunner, il prend ses jambes à son cou et arrive juste à temps au receveur pour lui faire perdre le ballon. Le match était encore 3-0 à ce moment et une avance des Rams aurait certainement changé l’allure.

Notons qu’à sa 10e saison en carrière, McCourty se retrouvait pour la 1re fois en séries en 2019. Et il s’est assuré d’en profiter.

4 – Course de 26 verges de Rex Burkhead – 4e quart, 12 :26

À mes yeux, cette course est emblématique du parcours éliminatoire des Pats. Ils ont sorti nombre de formations musclées durant les séries et plusieurs de leurs courses ont été le résultat de blocs clés des « non-bloqueurs » Rob Gronkowski et James Develin. Encore une fois ici, Gronk s’occupe de créer la brèche du côté gauche et Develin fonce sur le premier joueur en poursuite pour donner champ libre à Burkhead. Cette course mettait pratiquement fin aux espoirs des Rams. Alors que de plus en plus d’équipes y vont de formation ouverte, l’attaque des Pats est allée à contre-courant (doit-on s’en surprendre?) pour contrôler le tempo tout le long des séries.

5 – Sac de Dont’a Hightower sur Jared Goff – 3e quart, 11 :08

Le sac en soi a eu une importance relative, car il empêchait les Rams de convertir le 3e essai, mais n’a pas empêché Greg Zuerlein de réussir son placement. C’est plutôt l’accumulation de ces contacts sur Goff qui est à retenir ici. Le quart des Rams a eu toutes les misères du monde à comprendre les différentes pressions des Patriots, tout comme sa ligne à l’attaque. À 12 reprises les Pats ont réussi à frapper Goff, dont 4 sacs. Hightower est crédité du sac sur cette séquence, mais Kyle Van Noy et Adrian Clayborn ont également participé au festin. Les nombreuses difficultés de Goff ont grandement été causées par cette pression constante.

Bonus – Tous les attrapés de Julian Edelman

Je m’en serais voulu de passer sous le silence le joueur par excellence du match, Julian Edelman. Le petit receveur des Pats n’a fait qu’une bouchée de peu importe qui le couvrait. Il était le seul receveur des Pats a créer de la séparation et ses tracés ont laissé pantois ses adversaires.

Cliquez sur la bannière pour tous nos articles sur le Super Bowl 53

Commentaires

Toute l'actualité francophone du football américain.

Catégories

Archives par mois

Copyright © Le Blitz NFL - Tous droits réservés

En Haut
d
c