Actualité 2019-20

État des forces semaine 6 : les 49ers s’affirment

Conclure la semaine sur une polémique d’officiels laisse un goût amer. De tous les aspects du football, et du sport en général, y en a-t-il un qui est plus désagréable à discuter qu’une controverse de pénalités? Le métier d’arbitre est incroyablement difficile et particulièrement ingrat, mais ça n’excuse pas une série de mauvaises décisions comme les Lions ont été victimes lundi soir. Pire encore, selon moi, c’est ce genre de match qui amène davantage de reprises vidéos alors qu’on commence à en être saturé. L’histoire de la semaine aurait dû être la victoire des Jets, la confirmation des 49ers ou la relance de Kirk Cousins. Au lieu de cela, on n’entendra parler que des pénalités.

  • À mes yeux, les 49ers ont l’équipe la plus complète de la NFL en ce moment et leur victoire contre les Rams leur donne l’ascendant sur les Pats.
  • J’ai quand même pensé mettre les Patriots et les Saints au premier rang, les 2 équipes jouant du grand football défensif.
  • J’aurais aimé garder les Chiefs plus haut, mais les 2 défaites de suite à domicile, même contre de bonnes équipes, commencent à m’inquiéter.
  • Texans et Panthers profitent du congé de quelques équipes pour se hisser dans le top-10. Les 2 connaissent une bonne séquence présentement.
  • Mettre les Vikings dans le top-10, c’est risqué que Kirk Cousins me fasse regretter mon choix, mais la victoire contre les Eagles m’a impressionné.
  • Eagles et Cowboys montrent des signes qu’ils ne sont pas prêts à prendre le contrôle de leur division. Deux défaites difficiles cette semaine.
  • La défensive des Steelers ramène l’équipe dans le top-20 et pourrait faire du bruit au retour de leur semaine de congé avec un calendrier favorable.
  • Titans et Falcons sont en chute libre. Il n’y a pas une équipe dont j’ai moins le goût de voir les matchs que les Titans.
  • Les Dolphins remportent leur premier Tank Bowl pour maintenir un dernier rang contesté.

*Le chiffre entre parenthèses désigne le rang que l’équipe occupait la semaine dernière

1 (6). 49ers (5-0)
Les Niners devaient se servir de leur match contre les Rams pour prouver que leur fiche immaculée était légitime. Ils l’ont fait, et bien plus. La défensive de Robert Saleh a rendu l’attaque des Rams méconnaissable, la limitant à 157 verges, le plus bas total de l’ère Sean McVay.

2 (1). Patriots (6-0)
Les 335 verges d’offensive et 21 points d’écart contre les Giants cachent des lacunes évidentes chez l’offensive des Pats. On comprend un peu mieux pourquoi ils ont tenté l’expérience Antonio Brown quand on les voit bûcher contre des défensives plus qu’ordinaire. C’est leur étincelante défensive qui empêche l’annuelle remise en question de la dynastie.

3 (3). Saints (5-1)
La défensive des Saints est divine depuis que Teddy Bridgewater a remplacé Drew Brees. À Jacksonville, elle a limité l’adversaire à moins de 300 verges d’attaque pour un 3e match de suite. Dans cette forme, même les encouragements du Pape ne sont pas nécessaires!

4 (4). Packers (5-1)
Même après toutes ces années, Aaron Rodgers continue de nous épater. Sans Davante Adams, puis Geronimo Allison, Rodgers a orchestré la 15e remontée au 4e quart de sa carrière contre les Lions malgré l’un des pires groupes de receveurs de la NFL. Les arbitres ont joué leur part, j’en parle plus bas, mais Rodgers a eu l’appui de sa défensive, qui, après un lent début, a limité les Lions à 63 verges en 2e demie.

5 (5). Seahawks (5-1)
Il n’y a pas une équipe qui aime les matchs serrés plus que les Seahawks. Ils ont gagné 4 de leurs 5 victoires par une marge de 4 points ou moins, dont 2 victoires contre les équipes de l’Ohio par une marge combinée de 5 points.

6 (13). Texans (4-2)
C’est Deshaun Watson qui est sorti vainqueur du Trubisky Bowl entre les 2 quarts repêchés après Mitch Trubisky. Il a réussi l’exploit en enchaînant un 2e match consécutif sans être victime d’un seul sac, une première depuis le début de sa carrière.

7 (2). Chiefs (4-2)
La défensive contre le jeu au sol est un sérieux problème pour les Chiefs. Pour un 4e match de suite, ils ont accordé plus de 180 verges au sol dans un match. C’est une tendance inquiétante parce que les Chiefs jouent souvent avec l’avance, une situation peu propice aux succès pour l’attaque au sol.

8 (15). Panthers (4-2)
Kyle Allen devient le premier quart-arrière non repêché depuis Kurt Warner en 1999 à remporter ses 4 premiers départs pour amorcer sa première saison. Maintenant, je ne dis pas que les Panthers vont remporter le Super Bowl comme l’avaient fait les Rams cette année-là. Je dis simplement qu’ils vont gagner le Super Bowl ET que Kyle Allen sera élu au Temple de la renommée!

9 (8). Lions (2-2-1)
Je déteste mettre le blâme sur les officiels pour une défaite (ou une victoire), mais dans ce cas-ci, c’est trop flagrant. Les Lions ont été volés par de multiples décisions au quatrième quart, dont 2 punitions fantômes à Trey Flowers qui ont permis d’une part aux Packers de marquer un touché pour se rapprocher à 2 points, et d’autre d’écouler le temps jusqu’à la fin du match. Les Lions méritaient beaucoup mieux.

10 (17). Vikings (4-2)
On doutait de l’engagement de Stefon Diggs cette saison, mais il n’y avait aucun doute ce dimanche. Dans la victoire contre les Eagles, il est devenu seulement le 2e receveur de l’histoire des Vikings avec au moins 4 matchs de 160 verges de réception et plus.

11 (7). Rams (3-3)
Contre les 49ers, l’attaque des Rams est retournée à l’époque de Jeff Fisher. Jared Goff avait accumulé moins de 30 verges par la passe après 3 quarts (il a terminé avec 78) et n’a complété qu’un seul premier essai par la passe durant tout le match. Pire encore, leur offensive n’a pas converti un seul 3e ou 4e essai. Tout simplement un match à oublier.

12 (10). Bears (3-2)
En congé cette semaine, les Bears devraient retrouver leur quart-arrière partant pour le prochain match. Ce quart étant Mitch Trubisky, on tempère notre optimisme, mais les Bears présentent tout de même une fiche de 18-12 avec Trubisky et 2-5 sans lui depuis 2017.

13 (12). Colts (3-2)
En regardant les statistiques des Colts depuis le début de la saison, on se rend compte qu’ils sont très moyens. La différence de points et de verges totales avec leurs adversaires est pratiquement nulle. Là où ils se démarquent tout de fois, c’est du côté des punitions. Les Colts ont accumulé 199 verges de punition contre 428 et ont un avantage de 10 premiers jeux sur punition par rapport à leurs adversaires.

14 (14). Bills (4-1)
En congé cette semaine, les choses vont plutôt bien pour les Bills avec leurs 4 victoires dans la conférence la plus faible. Ils devront quand même progresser en attaque, alors que seuls les Jets, Dolphins, Titans et Redskins ont un pourcentage plus faible de séquences à l’attaque menant à des points.

15 (9). Eagles (3-3)
Avant le match contre les Vikings, Zach Brown a dit en entrevue que Kirk Cousins était le point faible de l’attaque du Minnesota. Pas qu’il n’ait tort, mais c’est le genre de déclaration qu’on garde pour après le match. Un Cousins motivé a planté 333 verges et 4 touchés sur la défensive des Eagles et de Brown. Lundi matin, les Eagles libéraient Brown.

16 (16). Ravens (4-2)
Ainsi va Brandon Williams, ainsi va la défensive des Ravens contre le jeu au sol. Williams a raté un match cette saison et les Ravens s’étaient fait traverser par Nick Chubb et le jeu au sol des Browns. Pour le reste, comme dimanche contre Joe Mixon et les Bengals, Williams bouche le centre et fait de la défensive contre le jeu au sol une des forces de l’unité.

17 (11). Cowboys (3-3)
Quelle déception de voir les Cowboys s’écrouler devant l’adversité! Et ce n’est pas que l’attaque de Dak Prescott qui est fautive sur cette séquence de défaites, bien qu’elle n’ait pas marqué de touché en 1re demie pour un 3e match consécutif. La défensive a accordé le plus haut total de verges par jeu de la semaine contre les Jets, pas exactement une puissance dans la NFL.

18 (19). Raiders (3-2)
Si les séries s’amorçaient aujourd’hui, les Raiders seraient qualifiés. Ça semble anodin à préciser après seulement 5 parties, mais ça me semble pertinent considérant les attentes très basses d’avant-saison et la qualité des adversaires rencontrés jusqu’ici.

19 (20). Jaguars (2-4)
La défensive des Jaguars fait un travail correct depuis le début de l’année, mais elle n’a rien de l’unité dominante des 2 dernières années. Elle est particulièrement défaillante au niveau des revirements, se classant au dernier rang de la NFL, à égalité avec les Dolphins, pour le nombre de revirements provoqués avec 2.

20 (26). Steelers (2-4)
On doit commencer à prendre la défensive des Steelers au sérieux après un 3e match de grande qualité de suite. Les Steelers se classent au 2e rang de la NFL pour le nombre de revirements provoqués avec 15, tout juste derrière les Patriots. Leur secondeur recrue Devin Bush est partout sur le terrain et mène d’ailleurs la ligue en ayant récupéré 6 de ces revirements.

21 (18). Chargers (2-4)
D’un côté, les Chargers doivent être ravis du retour de Hunter Henry dans l’alignement, lui qui a connu le match de sa carrière contre les Steelers. De l’autre, on pourrait citer n’importe quel autre aspect de ces dernières semaines, des blessures aux revirements. Et sans oublier leur horrible « avantage à domicile », comme démontré par le compte Twitter des Steelers :

22 (22). Browns (2-4)
Baker Mayfield lance beaucoup d’interceptions. Il a mené la NFL l’an dernier à partir de la 3e semaine et il mène la NFL cette saison après 3 autres interceptions contre les Seahawks. La différence, c’est que l’an dernier il a lancé 2 fois plus de passes de touché que d’interceptions, et cette année, 2 fois moins!

23 (23). Buccaneers (2-4)
On doit remonter à l’année 2000 pour voir la dernière équipe qui a gagné un match en ayant commis 7 revirements. Les 23 suivants, incluant celui des Buccaneers ce dimanche à Londres, se sont soldés par une défaite. Le style rock and roll de Jameis Winston combiné avec une ligne à l’attaque poreuse s’est transposé en 5 interceptions, 2 échappés et 7 sacs.

24 (28). Broncos (2-4)
La défensive la plus en vogue ces temps-ci ne se retrouve pas en Nouvelle-Angleterre, mais bien à Denver. Elle n’a pas accordé de touché défensif à ses 2 derniers matchs en plus de provoquer 6 revirements. Elle se démarque également dans la zone payante, alors que leurs adversaires n’ont marqué que 2 touchés à leurs 12 dernières présences à l’intérieur de la ligne de 20.

25 (27). Cardinals (2-3-1)
Dans un duel entre 2 équipes très semblables, les Cardinals ont battu les Falcons, bon, disons-le, grâce à un converti d’après-touché raté. Dommage, car on aurait aimé voir Kyler Murray en situation de 2 minutes pour amener son équipe à la victoire. Murray connaît une bonne séquence présentement et est en train de solidifier sa place dans la course à la recrue de l’année.

26 (31). Jets (1-4)
Les effets de la mononucléose de Sam Darnold se sont dissipés aussi vite que les ambitions des Jets au prochain repêchage. L’offensive a connu de loin son meilleur match de la saison et franchit le plateau des 20 points pour la première fois en 2019.

27 (25). Giants (2-4)
Contre les Patriots et leur défensive historique, les Giants étaient privés de Saquon Barkley (et de son remplaçant), Sterling Shepard et Evan Engram. Bref, de tous les meilleurs éléments pour Daniel Jones. Et à voir le scénario du match, où les Pats étaient loin d’être convaincants, on peut sérieusement se demander à quoi aurait ressemblé l’issue avec un alignement complet.

28 (21). Titans (2-4)
Après des semaines de spéculation, les Titans ont finalement cloué au banc Marcus Mariota en faveur de Ryan Tannehill. Le résultat fut le même et ils n’ont marqué que 7 points à leurs 2 derniers matchs. Le coordonnateur offensif Arthur Smith, qui est à sa première année à ce poste, a tout un défi devant lui.

29 (24). Falcons (1-5)
Matt Ryan est en voie de connaître la saison de 5000 verges la plus insignifiante de l’histoire. La défensive des Falcons est tellement mauvaise qu’elle a un effet positif sur les statistiques de Ryan, lui qui doit jouer match après match avec un retard.

30 (29). Bengals (0-6)
Depuis leur surprenant match contre les Seahawks pour amorcer la saison (une défaite, je le précise), les Bengals accumulent en moyenne 181 verges de moins que leurs adversaires par match. C’est ainsi qu’ils demeurent la dernière équipe de la NFL sans victoire avec les Dolphins.

31 (30). Redskins (1-5)
Une première victoire, c’est une première victoire, même si c’est contre les Dolphins qui étaient à un converti de 2 points de gagner et qui ont utilisé un jeu qu’ils n’avaient jamais pratiqué auparavant pour s’assurer de perdre. Ce gain permet au moins de mettre en lumière certains aspects positifs, comme le receveur Terry McLaurin, qui a attrapé une passe de touché à tous ses matchs où il n’affrontait pas les Patriots cette saison.

32 (32). Dolphins (0-5)
À son premier match après avoir été nommé partant pour le reste de la saison, Josh Rosen a été benché tellement il peinait contre les Redsksins. Contre les Redskins! Ryan Fitzpatrick l’a remplacé et a presque causé la catastrophe en menant les Dolphins à 2 touchés, pour heureusement rater le converti de 2 points victorieux.

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