Actualité 2019-20

Le « Dawg Pound » de Cleveland (et match du MAC)

Après des années de misère, l’espoir était de retour cet été pour les partisans des Browns. Ceci dit, après ce que j’ai vu cette fin de semaine, j’ai bien l’impression que les déboires des 20 dernières années n’ont jamais empêché ces maniaques de football de remplir leur stade. Ces fans sont… intenses.

Le football tel qu’on le connaît vient de l’est de l’Ohio. Je vous raconte en détail ma visite à un match de High School vendredi soir dans ce billet

Je vous parlerai aussi brièvement de ma visite au match Kent State / Akron samedi en fin d’article.

Et la pièce de résistance, le match Seahawks / Browns dimanche.

L’ambiance autour du First Energy stadium n’a pas deçu. D’abord, un truc, pour 40$, 50$ ou 60$ vous pouvez vous stationner autour du stade, mais pour 7$ ou 10$ vous pouvez utiliser l’un des stationnements du centre-ville d’affaires à quelques minutes de marche (entre le stade de football et le stade de baseball). Nos voisins de stationnement nous suggèrent le Muni, un grand stationnement à l’est du stade, mais d’autres les « flats », une section revitalisée à l’ouest du stade, avec quelques bars intéressants (qu’on a finalement visité après le match). C’était notre destination avant de s’accrocher les pieds dans un tailgate de terrain de stationnement (coin 3e rue et Lakeside ave) plutôt intense en chemin : roulottes décorées en orange et brun (faut aimer ça), jeux de poche et de marteau, écran de télévision connecté à un système de son explosif qui diffuse un concert de Van Halen et beaucoup, beaucoup d’alcool, même disponible pour les passants moyennant un léger pourboire. Même la bouffe (carottes et saucisses) est orange et brune 😉

Si vous cherchez de la marchandise des Browns, comme un masque de chien pour bien vous mélanger aux locaux, ou encore un os de chien en mousse, il y a quelques kioskes bien nantis à prix modiques au coin des rues. La boutique dans le stade est solide, mais plutôt modeste en comparaison à d’autres stades visités. Parlant de chien, nous avons assisté à la retraite de Swagger, le chien vivant qui leur sert de mascotte pendant les matchs. Swagger aura connu un règne difficile avec une fiche de 11-31, mais les fans des Browns, toujours aussi résilients, l’ont salué avec respect. Il aura quand même gardé son poste plus longtemps que tout les coachs en chef qui sont passés par Cleveland de mémoire d’homme.

Juste à côté du stade vous trouverez le Rock’N’Roll Hall of Fame, une visite qui en vaut tout à fait la peine si vous aimez un peu la musique américaine. Le thème du Rock est partout, de l’aéroport jusqu’à l’hymne national, le meilleur jamais entendu dans un stade pour ma part!

Le stade est une réussite. Sur le bord du lac par une journée venteuse, j’appréhendais le pire mais non, le vent ne se rend pas à l’intérieur et les estrades sont au soleil. Rien à remarquer d’inhabituel dans les concessions, mais le choix de bières est bon, ce qui n’est pas toujours le cas pour ceux qui aiment autre chose que la Bud Light. Ils disent qu’il n’y a pas de mauvais siège dans ce stade et, comme nous avions des sièges en 1re rangée du 3e étage dans un coin, je suis d’accord.

Le stade est plein. Très plein. La foule sait ce qu’elle fait et est une grande responsable de l’ambiance électrique qui règne dans le stade. La foule est hostile, mais connaît son football et les règlements complexes, et ne se gêne pas pour entendre sa façon de penser aux arbitres de façon éloquente quand ceux-ci font des erreurs qui auront été l’histoire de ce match. Mes voisins ont échangé leurs places quand l’une d’elle, une mère de famille dans la trentaine, vient s’asseoir à côté de nous pour éviter d’être entendue sacrer par les enfants derrière elle. Charmant…

J’ai énormément de respect pour les fans des Browns, qui supportent cette organisation dysfonctionnelle depuis son retour en 1999, et qui n’est jamais allée au Super Bowl, les deux fois où ils étaient les plus proches sont dans le dictionnaire anglais à côté du mot heartbreak. Ils ont passés des coachs et des QBs l’un après l’autre. Ils ont brûlé des dizaines de choix de première ronde sans aucun résultat. Mais les fans des Browns sont au poste. J’ai rencontré un monsieur fin cinquantaine dont la famille détient des billets de saison depuis les années 50. Il n’a pas manqué un match depuis le retour en 1999. Chapeau.

Samedi, je suis allé voir les Zips de Akron, l’école de John Heisman. Deux équipes du MAC, en division 1, mais hors du « Power 5 », une ligue avec les Western Michigan, Northen Illinois et Miami of Ohio de ce monde qui envoient de solides joueurs en NFL chaque année. Par exemple, outre Heisman, l’autre alumni célèbre de Akron est Jason Taylor, qui est au HOF suivant sa brillante carrière avec les Dolphins. Le calibre de jeux est quand même inférieur aux grosses conférences.

Vue d’ensemble sur le terrain des Zips d’Akron

Les Zips étaient 0-5 avant le match et malgré le match de « homecoming », une rivalité contre Kent State (à quelques kilomètres) et un stade charmant, c’etait plutôt désert dans le stade, même si les deux bands font de leur mieux pour mettre de l’ambiance. J’ai quand même passé du bon temps dans un tailgate bien organisé, mais qui manquait un peu de fanatisme.

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